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Monsieur le maire : que dites-vous de l’insalubrité à Mbujimayi ?

Ce n’est pas exagéré ce que je vous dis : Mbujimayi est parmi les villes les plus sales du pays. Il faut voir les montagnes d’immondices dans les rues, aux abords des marchés, dans les places publiques… Pourtant, il y a une mairie à Mbujimayi dont je me demande le rôle.

Cela m’énerve d’entendre les autorités dire : « On n’a pas de moyens. » Et c’est devenu une chanson pour justifier leur inertie, leur incapacité. Or, on sait que mieux faire ne demande pas forcément d’avoir les moyens, mais la volonté. Faut-il vous donner 10 millions de dollars pour curer un caniveau ? Doit-on faire venir des Chinois pour enlever les immondices entassées à côté de votre bureau ? Foutaises ! Les moyens vous en avez mais c’est la volonté qui manque.

Visitez Mbujimayi après la pluie

Après la pluie, vous pouvez admirer nos dépotoirs, nos caniveaux bouchés et remplis de sachets et bouteilles plastiques. Les puanteurs vous obligent aussi à boucher le nez. Dans les communes comme Dibindi, Kanshi, Muya… Le maire de la ville passe par-là, mais je pense qu’il a d’autres priorités. Et pourquoi garder un maire dont la ville est si sale ? Bon ! D’accord, on attend les élections urbaines… En fait, la priorité des services de la mairie c’est parcourir tous les marchés pour percevoir les taxes. Mais ce qu’ils font des recettes de ces taxes, personne ne le sait.

L’insalubrité a pour conséquences les maladies de mains sales : la typhoïde et autres. Lorsque les immondices hébergent les mouches et les moustiques, à quoi donc pouvons-nous nous attendre ? Déjà la province est frappée par une épidémie de choléra qui n’en finit pas. Le maire devrait savoir que la propreté et l’assainissement de la ville épargnent sa population de beaucoup d’ennuis de santé.

Faute de poubelles, on jette dans la rue

Je dénonce aussi le fait que les ménagères et autres  habitants, surtout ceux qui habitent des parcelles bien clôturées jettent sur la voie publique des déchets, des matières fécales des enfants, voire des eaux provenant des salles de bain.

Le constat est amère et la responsabilité est partagée. Elle incombe en premier lieu aux habitants de la ville, ensuite aux autorités. Ces dernières devront installer des poubelles publiques et assurer un meilleur suivi des travaux d’assainissement (salongo) dans leurs entités respectives. Ne jamais hésiter à sanctionner systématiquement les pollueurs récalcitrants.

 

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