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Oser prendre le pouvoir et savoir le quitter à temps

Les Congolais ont besoin d’une forte sensibilisation sur leurs droits en matière du choix des dirigeants. Les politiciens doivent comprendre que les notions du respect des textes qu’ils élaborent, votent et mettent, eux-mêmes, à exécution sont importantes. C’est la clé d’une meilleure préparation de l’alternance au pouvoir.

Dans tous les camps, il faut apprendre à la population que les dirigeants n’ont pas droit de confisquer le pouvoir et que chacun peut accéder au sommet de l’Etat en tant que citoyen. Et battre en brèche cette idée que se font les Congolais en pensant que le pouvoir n’est pas leur affaire et qu’ils ne sont pas concernés.

On doit également montrer aux leaders politiques que le pouvoir n’est pas un bien privé que l’on s’attribue jusqu’à la fin de sa vie. Leur faire comprendre qu’après la présidence, il y a une autre vie. D’ailleurs, quitter le pouvoir au moment de la fin de son mandat est plus honorable que de fuir. Vous croyez que l’ex-président burkinabè Blaise Compaoré, sommé de partir, sous la pression du peuple, est un bon exemple ?

Il faut montrer à nos décideurs l’importance de quitter le pouvoir pour le bien de la population et le développement du pays. Car la démocratie demande l’expérience de tout un chacun et la mise en commun des compétences dans la diversité pour le développement d’une nation.

S’imprégner des exemples à l’étranger
Malgré son immensité et sa taille comparable à un sous-continent, la RDC doit aussi se référer à d’autres pays dont les chefs d’Etat ont fini par comprendre que, lorsqu’ils sont choisis par le peuple, c’est pour un mandat bien déterminé. Regardez au Bénin : le président  Yayi Boni a récemment fini ses deux mandats et a laissé le pouvoir à son successeur Patrice Talon. En Tanzanie, après avoir achevé ses deux mandats, Jakaya Kikwete laisse la place à John Magufuli.

Où sont conscience et patriotisme ?
L’amour envers son pays est une culture. Et surtout une conscience. Les politiques congolais doivent particulièrement comprendre qu’on ne naît pas politicien mais on le devient. Et on peut cesser de l’être.

Il faut faire preuve du souhait du développement et laisser la chance aux autres. Par exemple, le nouveau gouvernement en fonction doit mettre à la disposition du président sortant des moyens financiers lui permettant de mener une vie de son rang, pour qu’il n’ait plus l’idée de prendre un jour le pouvoir par la force. A l’inverse, avant d’élire quelqu’un, il faut faire l’évaluation de ses biens et de ses comptes en banque. Et éviter qu’il ne s’enrichisse illégalement. Des cas trop fréquents en RDC où le moyen le plus facile pour s’enrichir… reste de faire la politique.

Pour accéder à une alternance en douceur en RDC, il nous faut certains piliers de la démocratie comme le respect de la constitution, les élections, la sensibilisation… Et montrer au peuple et aux politiciens la nécessité du changement au sommet de l’Etat. Et surtout que la conscience politique qui doit primer au nom du peuple.

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