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En RDC, une crise vient toujours accompagnée

La crise politique congolaise s’accompagne d’une crise économique sévère. Opposition et majorité se rejettent la responsabilité comme dans un jeu de ping-pong interminable. Avec une économie par terre, le pays de Kabila est loin de donner de l’espoir à sa population.

L’une des causes, pour ne pas dire l’unique cause, de la crise politique congolaise est bien entendu le maintien au pouvoir du président de la République au-delà de son dernier mandat constitutionnel. Les discussions initiées par la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) entre opposition et majorité pour assurer une transition pacifique n’ont rien produit jusqu’à présent. Cette situation porte le Congo dans une perspective à la fois sombre et désespérée.

Manque de volonté politique

D’une part, la volonté fait cruellement défaut du côté du gouvernent pour sortir de cette impasse ; d’autre part, il y a lieu de se poser des questions sur le silence du chef de l’Etat qui jusque-là donne l’impression d’ignorer l’influence qu’il peut exercer sur ce long processus de négociations en vue de le raccourcir.

Mais aujourd’hui, c’est la situation économique qui s’invite à la table des problèmes. Le coût de la vie des Congolais n’a rien d’enviable. Chaque jour le franc congolais perd de sa valeur au grand dam du pouvoir d’achat de la population. Cette dernière ne sait plus sur quel pied danser. Le prix des denrées alimentaires, mais aussi des biens et services ne connaît plus de constance. Il galope du jour au lendemain.

Une monnaie en chute libre

À ce jour, le dollar se négocie jusqu’à 1360 FC, alors qu’il y a moins de six mois, il se changeait à environ 930 FC. Un parcourt loin de mériter un trophée. Les agents et fonctionnaires de l’Etat sont parmi les plus meurtris par cette situation. Car, pendant que le taux de change grimpe à une vitesse vertigineuse, leurs salaires restent statiques. Personne ne sera donc surpris par une grève générale dans les jours à venir.

De son côté, le gouvernement congolais semble avoir d’autres priorités. Il n’a pas le temps de se soucier des conditions sociales presque invivables de sa population. C’est à se demander si l’intérêt général est encore au centre des préoccupations de nos dirigeants

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