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[Revue de presse] De l’exécution de réfugiés burundais au passeportgate

La confusion règne encore sur la plus chaude et plus controversée nouvelle de la semaine dernière. Que s’est-il vraiment passé vendredi 1 septembre dans ce centre de réfugiés de Kamanyola dans le Sud-Kivu ? Autre nouvelle importante, le retrait des passeports semi-biométriques.

Une trentaine de Burundais ont été tués par balles à Kamanyola dans le Sud-Kivu. Que s’est-il passé ? Le site d’information politico.cd titre « Kamanyola : la MONUSCO parle de « violence entre communautés », et cite Maman Sidiku le chef de la Misson Onusienne en RDC : « Je suis profondément choqué par le nombre élevé de victimes civiles qui étaient venues chercher refuge en République démocratique du Congo et je condamne toute forme de violence entre communautés. »

Selon ce site, les demandeurs d’asile et réfugiés burundais ont manifesté contre les autorités locales suite à la reconduction à la frontière de quatre d’entre eux. Un officier des FARDC a été tué dans les heurts entre les deux parties, ce qui aurait entraîné une escalade de la violence. En réponse, les FARDC auraient ouvert le feu sur les manifestants de façon disproportionnée.

Bilan incertain

Actualite.cd citant la même source a révèle que la MONUSCO demandait la prompte ouverture d’une enquête par les autorités congolaises. Ce même site ayant joint le porte-parole du gouvernement congolais révèle un bilan de 5 militaires et 20 assaillants tués, et défend l’action de l’armée congolaise. « Les FARDC ont essuyé une attaque de personnes armées non autrement identifiées. Il ne s’agit pas de réfugiés. Qui les a identifiés comme refugiés ? Une enquête est ouverte pour les identifier. Dans leur patrouille, les FARDC ont eu un accrochage avec ces gens. Un d’entre eux a été arrêté et acheminé au bureau des renseignements. C’est là que les FARDC ont essuyé une attaque. Il s’ensuivit un échange de tirs. Les FARDC ont perdu cinq éléments et 20 assaillants ont également été tués. »

Un bilan solo qui contredit le récit de la société civile : « Il y a eu 32 morts. Un militaire aurait été tué. » Le porte-parole de l’armée dans le Sud-Kivu confirme la volonté de ramener les personnes à la frontière : « Nous voulions les conduire hors du pays, c’est-à-dire chez eux, au Burundi. C’est ainsi que plusieurs d’entre eux ont réagi. C’est vrai qu’Il y a eu accrochages. Mais je ne sais pas confirmer s’il y a des morts ».

« Une bombe sociale à retardement »

L’autre information qui n’a pas fini de faire parler d’elle, c’est le retrait des passeports semi-biométriques par le gouvernement congolais d’ici un mois, alors  que le précédent gouvernement avait promis qu’ils seraient valides jusqu’à leur date d’expiration.

« Passeports semi-biométriques : la nouvelle bombe sociale ! », titre le Phare. « Une bombe sociale à retardement est en préparation à Kinshasa, en provinces comme dans les chancelleries congolaises à l’étranger. A compter de ce jour, la vie des millions de compatriotes est gâchée car leurs passeports semi-biométriques sont désormais bons pour la poubelle. D’ici un mois, toute perspective de voyage à l’étranger, en urgence, est exclue. Triste ! », commente le journal.

Une mesure le bien-être des Congolais ?

« C’est une mesure prise pour le bien-être des Congolais » affirme Lambert Mende qui est cité par Radio Okapi. Pourtant Jeune Afrique affirme tout le contraire. L’hebdomadaire affirme que cette mesure viendrait de la présidence. L’agence Reuters avait d’ailleurs soulevé le scandale du passeportgate il y a quelques mois. La moitié envie de l’argent des passeports reviendrait à une entreprise qui appartient à Makie Makolo Wangoi, « dont on pense qu’elle est très proche du président Joseph Kabila ».

Ne serait-ce qu’un moyen de remplir les poches des proches de la présidence ou une réelle envie du gouvernement congolais de sécuriser ses populations ? Ce qui est sûr c’est que cette nouvelle continuera de faire couler encre et salive cette semaine.

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