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Sans Internet, sans SMS, c’est l’anxiété au Congo

Les résultats des élections du 30 décembre seront connus seulement le 6 janvier 2019. Et ceci seulement si l’annonce n’est pas reportée, car cela semble désormais s’imposer à la Céni qui ne rassure plus depuis ses récents tâtonnements.

Le taux de mobilisation semble avoir été important, principalement dans les grandes villes de la RDC. Dimanche dernier, à Lubumbashi les électeurs étaient là même après la fermeture des bureaux de vote. J’ai vu beaucoup de gens aller voter.

Cependant, cette mobilisation risque de déchanter, surtout pour ceux qui espéraient voir ces élections apporter de changement. Il faut dire que la confiance diminue, à mesure que la Céni ainsi que le gouvernement de RDC, multiplient les signes « suspects ». « On ne peut pas envoyer de SMS sur le téléphone, Internet est coupé, personne ne sait plus dire où en est la Céni avec nos votes », s’inquiète une jeune femme interrogée à Lubumbashi.

Le Congo, vaste de 2.3 millions de kilomètres carrés, n’est pas un morceau facile pour la centrale électorale. Certes. Mais ceci ne peut justifier le temps pris pour la publication des résultats des scrutins préparés pendant plus d’un an. Cela n’excuse pas non plus le retard des procès-verbaux d’élections.

Le pouvoir n’est pas privé d’Internet

Si les citoyens se voient sans connexion, l’administration publique, elle, ne manque pas d’Internet. Plusieurs services sont connectés. Les postes douaniers fonctionnent normalement, comme c’est le cas de Kasumbalesa dans le Haut-Katanga.

Et l’idée que l’opposition puisse contester les résultats des urnes s’ils lui sont défavorables, inquiète de nombreuses personnes que j’ai rencontrées à Lubumbashi. Qui dit contestation, en effet, dit probablement risques de violences. Or si les Congolais sont partis voter le 30 décembre, c’était pour donner une chance à la paix au Congo.

 

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