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Webocratie : Tshisekedi toujours au centre des débats sur les réseaux sociaux

L’élection du cinquième président de la RDC a remué le Web congolais, où différents protagonistes se sont livrés à une véritable passe d’armes sur des sujets politiques. De nombreuses discussions tourment autour du nouveau président congolais Félix Tshisekedi.

Deux hashtags défraient la chronique sur Facebook et Twitter entre les partisans du chef de l’Etat et ceux de son challenger, Martin Fayulu. D’un côté, #Bokomesana (vous vous y habituerez, en lingala) que mettent en avant les partisans du président contre tous ses détracteurs qui critiquent son élection. Les actions et décisions du président sont également accompagnées de ce mot sur Facebook et Twitter. De l’autre,

#VéritéDesUrnes est repris par les partisans de Martin Fayulu qui exigent de nouvelles élections. Le hashtag a même inspiré les soutiens de Jean Ping, le candidat malheureux à la dernière présidentielle au Gabon. Ils ont repris #VeriteDesUrnes.

Tout et tout de suite !

Le débat post-électoral tourne aussi autour des promesses du président Tshisekedi portant libération des prisonniers politiques et fermeture des cachots et autres lieux de détention clandestins des services de sécurité. Quelques jours après la prestation de serment, ses détracteurs s’impatientent, disant ne voir aucun signe concret d’accomplissement de cette promesse. 

Sindika Dokolo, leader du mouvement citoyen Les Congolais debout, s’est montré parmi les plus critiques sur ce sujet. 

Du 24 au 30 janvier, Dokolo a posté une vingtaine de tweets dans ce sens, arguant que le président actuel n’a pas suffisamment de marges de manœuvre pour mener à bien sa politique. De l’autre côté, les influenceurs digitaux de l’UDPS, parti au pouvoir, déplorent que l’on conclue à des promesses non tenues, moins d’une semaine seulement après la passation de pouvoir. Selon eux, le président avait indiqué que le futur ministre de la Justice se chargerait de recenser les prisonniers politiques afin de procéder à leur libération. 

 

Même les lettres de félicitations sont contestées

Après la prestation de serment de Félix Tshisekedi, de nombreux chefs d’États et de gouvernements lui ont adressé leurs félicitations. Mais leurs lettres de ces derniers circulant sur la toile sont décrites par plusieurs détracteurs comme fausses, car, dans les règles de la correspondance écrite en RDC, tout document officiel doit comporter un entête comprenant les armoiries du pays, en plus d’être daté et signé (le sceau faisant également foi). Certaines lettres comme celles d’Emmanuel Macron le président français, de Charles Michel Premier ministre belge ou du président brésilien Jair Bolsonaro ne respecteraient pas ces normes.

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