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Avancer, même à reculons…

Ouf ! L’honneur d’Edem Kodjo est –momentanément– sauf. Alors que le « dialogue national politique inclusif » semblait une arlésienne plus arlésienne encore que l’élection présidentielle, le facilitateur a réussi a en proclamer l’ouverture, le jeudi 1er septembre dernier.Bien sûr, il n’a pas réussi à réunir autour de la table les ténors les plus en vue de l’opposition radicale. 

 

Parmi les boudeurs de pourparlers qualifiés de « made in Kabila », figurent Étienne Tshisekedi, leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle à venir, ainsi que le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba.

Edem Kodjo a tout de même obtenu la présence au dialogue d’une certaine opposition, à travers notamment l’ancien président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe (et son Union pour la nation congolaise, UNC) et le président du Sénat Léon Kengo wa Dondo (et son Opposition républicaine, OR).

Même si certains discutent la légitimité “opposante” de ces formations –certains de ses membres ayant accepté des postes ministériels–, quelques chaises occupées, au milieu de chaises vides, offrent tout de même un trompe-l’œil de dialogue inclusif. Et que cherche le président Kabila, sinon un trompe-l’œil qui lui permette de rabattre le caquet de la communauté internationale, de cultiver l’émiettement de l’opposition et de jouer la montre pour les échéances électorales ?

Pour l’heure, le lourd paquebot du dialogue national peine à trouver sa vitesse de croisière, discutant encore de certains détails organisationnels, comme les quotas exacts des participants de chaque composante. Et chacun de discuter la feuille de route contenant le fonctionnement du dialogue. La réconciliation prendra du temps, ce qui ne devrait pas gêner un président de RDC autorisé à rester au pouvoir au-delà de son mandat, si tant est qu’aucun scrutin présidentiel n’a lieu…

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Les commentaires récents (2)

  1. Que tous ceux qui participent à ce fameux dialogue ne prennent pas le peuple en notage dont sa volonté est expressément exprimée dans la constitution.

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