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Ex-ministre et ancien député, Célestin Vunabandi avoue son échec

« Nous n’avons pas du tout réussi  [notre mission], il faut laisser la place aux autres », déclare Célestin Vunabandi, ancien ministre congolais du Plan et ancien député national du Rutshuru. Il ne s’est pas représenté aux dernières élections. Pour lui, le fait que l’insécurité et le sous-développement soient encore présents dans le pays est un échec pour les dirigeants. Il estime qu’il vaut mieux laisser d’autres Congolais apporter une nouvelle approche.

Quand on parle de l’homme politique congolais, on pense souvent qu’il est égoïste et veut rester le plus longtemps au pouvoir, peu importe son résultat médiocre. Pourtant, des exceptions existent ! Et l’ancien ministre du gouvernement de la République, Célestin Vunabandi, en est un bel exemple. Conscient de son piètre bilan, l’ancien député du Nord-Kivu, qui a fait deux mandats au Parlement, a préféré ne pas se représenter afin de rester aux côtés de la population. « Je vais rester avec vous ici, vivre cette misère, ces tueries et enlèvements qui ne finissent pas dans le Rutshuru », a-t-il dit à la population de Rutshuru lors d’un point de presse.

Certaines batailles ne se gagnent qu’en abandonnant !

« En décidant de ne pas postuler, je voudrais que la population de Rutshuru comprenne que ma vocation est de travailler pour elle et avec elle. Pas seulement comme député ou ministre mais aussi comme notable et acteur du développement… C’est une question de choix et de responsabilité vis-à-vis de mes électeurs », a fait savoir Célestin Vunabandi.

Après dix ans de mandat comme député national, il a dû se rendre à l’évidence que les problèmes de sécurité et de sous-développement n’ont pas été résolus. Il a le remords et le dit sans ambages : « Cela me donne le sentiment que nous n’avons pas du tout réussi. La majorité parlementaire dont nous faisions partie devra tout simplement reconnaitre que nous n’avons pas réussi ! »

Pour Célestin Vunabandi, ex-ministre du Plan et du Suivi de la mise en œuvre de la révolution de la modernité, la politique n’est pas une carrière. « Parce que nous n’avons pas été en mesure d’apporter des solutions satisfaisantes aux défis du pays, j’ai tiré les conséquences et décidé de ne pas me représenter. Il faut laisser la place aux autres », insiste-t-il. Et d’ajouter : « Je ne souhaite pas me retrouver dans cette catégorie des politiciens qui cherchent à s’enrichir sur le dos des pauvres populations. J’ai accumulé beaucoup d’expériences et je dois laisser la place à d’autres acteurs politiques, surtout les plus jeunes pour les coacher. »

Il y a un temps pour toute chose, dit-on. Il y a aussi un temps pour reconnaître ses échecs.

 

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Les commentaires récents (4)

  1. Commentaire. Bien dit grand frère a un moment donné il faut se remettre en cause et s’interpeller car c’est ça l’élégance de Hon Sebabi

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