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Félix Tshisekedi : « C’est fini pour Kabila ! »

Le président du Rassemblement de l’opposition, Félix Tshisekedi, est arrivé lundi à Lubumbashi. La police l’a escorté dès son arrivée jusqu’à la résidence de Gabriel Kyungu, président de la même plate-forme politique pour l’ancien Katanga.

Félix Tshisekedi est formel et dur dans son discours : « Joseph kabila a craché sur l’accord de la Saint-Sylvestre ». Un accord qui lui a accordé « une légitimité » alors que son dernier mandat constitutionnel a expiré. Pour le président du Rassemblement, Félix Tshisekedi, passé le 31 décembre 2017, « Kabila ne sera plus président de la RDC ».

Pas de Kabila après le 31 décembre 2017

« Nous leur avions offert une voie de sortie honorable, avec l’accord du 31 décembre. Mais ils ont craché dessus. Maintenant, nous sommes intransigeants ». Depuis le conclave du Rassemblement, explique Félix Tshisekedi, « le mot d’ordre a été lancé. Et la préparation est déjà entamée. Sans faire de bruit, nous préparons notre peuple à chasser Joseph Kabila du pouvoir. »

Félix Tshisekedi n’a toutefois pas dit comment il prévoit d’y arriver, préférant ne pas dévoiler sa stratégie. Il a, par ailleurs, rejeté la perspective d’un nouveau dialogue ou son entrée dans le gouvernement. « Je ne parlerai ni avec Joseph Kabila, ni avec ses émissaires », a déclaré le président du Rassemblement de l’opposition.

Contre le siège de la RDC au Conseil des droits de l’homme de l’ONU

Félix Tshisekedi n’a pas manqué de critiquer le régime au pouvoir, tout comme son aîné Gabriel Kyungu, pour les violences qui ont émaillé sa visite à Lubumbashi. Au moins 28 militants de l’UDPS ont été arrêtés la veille de cette visite. Felix cite notamment le cas d’une femme « violée » selon lui par la police au siège de l’UDPS le dimanche.

« Je me demande quels sont ces irresponsables qui ont voté pour de tels animaux, parce que ça c’est un comportement d’animaux, déplore-t-il en parlant de l’un des quatre sièges du Conseil des droits de l’homme des Nations unies. C’est quelque chose d’inacceptable. » Il a promis d’y revenir, par des moyens diplomatiques, « pour essayer d’exiger la sortie de la République démocratique du Congo dirigée par Joseph Kabila », expliquant qu’ils ont affaire aux gens « qui ne connaissent pas les droits humains ».

La police empêche un meeting, pas un bain de foule

L’opposition n’a donc pas tenu son meeting, empêchée par le fort déploiement des forces de l’ordre. Mais on retiendra que la police qui a réussi à disperser les militants qui voulaient accueillir Félix Tshisekedi à l’aéroport, n’a pas pu les contenir. Une fois arrivé aux arrêts de bus CRAA et Usines, sur la route de l’aéroport, les militant ont surgi. Ils scandaient des slogans hostiles au président Kabila.

Visiblement, il n’y a pas eu d’incidents majeurs, mais la police a fait usage de gaz lacrymogène et est parvenue à se frayer une voie. Elle a alors escorté l’opposant, empêchant qu’il se rende à l’endroit prévu pour un meeting populaire : l’espace Square George Forest.

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