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Félix Tshisekedi président, est-ce le début du changement ?

Enfin l’UDPS-Tshisekedi, le plus vieux parti de l’opposition congolaise, accède au pouvoir à travers les élections. Je n’en croyais pas mes oreilles. Le rêve de l’UDPS devient réalité. 38 ans de lutte politique pour le changement, cela ne pouvait que payer. À défaut de Tshisekedi-père dont la dépouille moisissait déjà désespérément dans une morgue à Bruxelles, c’est son fils Félix qui devient le cinquième président de la République démocratique du Congo.

Peut-on encore dénigrer Kabila et la machine à voter ? Voilà qu’après Joseph Kasavubu, Mobutu Sese Seko, Mzee Laurent Kabila et Joseph Kabila, c’est un opposant, Félix Tshisekedi, qui prend les rênes du pouvoir en RDC. L’homme doit prêter serment en principe ce mardi 22 janvier à Kinshasa. Pendant 57 ans, depuis l’indépendance du pays, les Congolais avaient toujours désiré vivre l’alternance pacifique et civilisée entre le président sortant et son successeur élu. Aujourd’hui c’est le cas et c’est peut-être le meilleur cadeau de nouvel an que la Céni ait jamais fait à mes compatriotes. Selon moi, le président de la Céni, Corneille Nangaa, a réussi en 2019 là où Apollinaire Malu Malu et Ngoyi Mulunda ont déçu en 2006 et 2011. Il mérite un coup de chapeau.

Aujourd’hui Joseph Kabila quitte le pouvoir sur une note très positive. Je ne peux manquer de rendre hommage à ce chef de l’État sortant qui n’a cessé de surprendre tout le monde à la fin de son dernier mandat. Non seulement, il a respecté la Constitution en refusant de se représenter pour un troisième mandat, mais aussi il a organisé les élections et a accepté que son propre dauphin Emmanuel Shadary les perde.

La Cour constitutionnelle a validé les résultats provisoires de la Céni et proclamé officiellement le nouveau président élu. Faut-il relever que pour la première fois de l’histoire, le nouveau président de la RDC vient du centre du pays.

Certes c’est la victoire de l’opposition, mais Félix Tshisekedi doit savoir que la population qui l’a élu attend de lui un véritable changement. Il ne devra pas être un président d’un camp contre un autre ou d’une tribu contre une autre. Le changement que nous attendons doit se traduire par la réconciliation nationale et une paix véritable sur l’ensemble du pays, mais aussi la création d’emplois des jeunes, l’amélioration des conditions de vie des fonctionnaires de l’État, des policiers et militaires, etc.  

 

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