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Des femmes de Beni victimes d’abus sexuels par des humanitaires lors de la lutte contre Ebola

Quand une organisation internationale s’installe dans une région, cela s’accompagne aussi d’abus sexuels de ses membres sur les femmes locales. C’est ce qui est rapporté par une enquête de la Fondation Reuters dans l’est de la RDC, particulièrement à Beni. Certains travailleurs de l’OMS sont accusés d’abus sexuels sur les femmes congolaises.

Fortes de leur puissance financière, les organisations internationales peuvent changer le cours de la vie dans un territoire, dans un village au Congo. Elles viennent pour différents projets de développement, ou pour l’aide humanitaire, mais souvent certains de leurs membres ont un autre agenda : le sexe. On les voit circuler à bord de leurs 4×4, manipulant des billets verts au vu et au su des pauvres populations locales.

L’objectif est clair : attirer l’attention de leurs proies, ces femmes congolaises démunies. Elles peuvent tout abandonner pour suivre ces gars des ONG. Conséquences : une prostitution et des abus sexuels à grande échelle. Les billets verts servant à acheter le silence des victimes.

Des abus sexuels en échange d’un emploi

Les allégations sont graves : plus de 50 femmes ont accusé d’abus sexuels des agents de l’OMS et d’autres ONG engagées dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo entre 2018 et 2020. C’est ce que révèle une enquête de New Humanitarian et la Fondation Thomson Reuters. Les femmes, ayant accepté de témoigner, affirment que ces abus sexuels étaient commis avec promesses de leur donner des emplois. Ainsi, pour un salaire de 50 ou 100 dollars américains, elles ont été forcées à donner leurs sexes pour travailler comme cuisinières, femmes de ménage, etc.

Certaines femmes sont même tombées enceintes. Celles qui travaillaient mais qui refusaient de coucher avec leurs employeurs étaient tout simplement licenciées. Parmi les régions touchées par des cas de virus Ebola à l’époque figurent l’Ituri, le Nord et le Sud-Kivu. Et selon cette enquête, les femmes victimes pointent du doigt non seulement des agents de l’Organisation mondiale de la santé, mais aussi de l’Unicef, Oxfam, etc.

Humanitaires ou prédateurs de sexe ?

Si ces allégations s’avèrent vraies, c’est une honte pour la communauté humanitaire. Un comportement indigne de ceux qui prétendent venir nous aider en temps de crise au Congo. Certains viennent faire la chasse à nos sœurs, à nos mères, à nos femmes. Ces révélations de New Humanitarian et la Fondation Reuters ne sont qu’un arbre qui cache la forêt. Les abus sexuels sont massifs et permanents parmi les humanitaires, la Monusco, les ONG… Il faut que ça cesse !

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, appelle à une enquête approfondie sur ces scandales sexuels. Et nous Congolais, nous attendons que les coupables soient identifiés et traduits en justice.

 

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