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À Goma, les jeunes transforment les travaux d’assainissement en business

La ville de Goma n’a pas que de bonnes choses à montrer aux touristes. S’il y a ces belles routes principales qui ont même accueilli des championnats internationaux de cyclisme, dans les quartiers c’est souvent difficile de trouver une route où faire passer sa voiture. C’est là que certains jeunes entrent en jeu. Ils viennent aménager les mauvais tronçons et exigent de l’argent des usagers. C’est devenu leur business.

Des jeunes Gomatraciens se dévouent pour combler les trous sur les avenues, sarcler les abords des routes secondaires et rendre praticables certaines artères. Mais ce n’est pas par patriotisme qu’ils le font. C’est pour se faire un peu d’argent. Ils en ont fait un business.

Une barricade qu’on ne peut franchir sans avoir payé

Goma a 18 quartiers et on peut se réveiller et trouver des jeunes en train de travailler n’importe où, n’importe quel jour et à n’importe quelle heure. L’image des jeunes qui entretiennent une route est belle à voir, mais ils en ont changé le sens. Ces jeunes barrent la route en mettant une corde en travers. Et ils exigent de l’argent aux engins roulants qui veulent passer. Entre 200 et 1000 francs congolais, selon que c’est une moto ou un véhicule.

Au départ l’idée était de demander une participation volontaire des usagers de ces routes, mais depuis un temps c’est avec des menaces que ces jeunes demandent la « contribution » des citoyens. Voilà un business tout trouvé, et tout le monde doit payer d’une manière ou d’une autre. À défaut d’argent, ils exigent une participation aux travaux. Comment imposer à une personne de participer à des travaux auxquels elle ne s’attendait pas ? Quelle loi donne le droit à des citoyens d’imposer un travail manuel à d’autres ?

Je déplore que ce qui était une bonne initiative citoyenne se transforme aujourd’hui en une sorte de travaux forcés dirigés par des délinquants. Les autorités urbaines devraient mettre fin à cette dérive.

Josué Nyamughose

 

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Les commentaires récents (0)

  1. Ce n’est pas qu’à Goma à Kinshasa aussi on retrouve celà mais seulement la contribution des usagers ou passagers reste volontaire. Ici je pense que c’est aux autorités de la Ville de Goma de trouver une solution à celà.

  2. c’est bien vrai! mais on sait tous que si personne s’en charge, Ces routes prendront des années pour être praticables ! En plus pour certains, si c’est volontaire de donner une contribution, y’a certains qui ne le donneront pas. Peut être que c’est une ruse pour gagner de l’argent mais Normalement une motivation est une pièce importante dans Chaque affaire ! Tant pis s’ils menacent quelques minutes pour quelque chose qui servira pendant des années !

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