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Et si Kabila suivait la voie « sage » de Mugabe ?

Mugabe a toujours été un fidèle allié du régime Kabila. Son départ est un grand coup de massue pour le président Kabila, même s’il ne l’exprime pas ouvertement. Entre le chaos et le salut pour sa nation, Mugabe a su faire, de gré ou de force, le meilleur choix pour son avenir et celui de sa nation. Comme lui, Kabila se trouve aussi face à des choix qui détermineront l’avenir du pays.

LA RDC et le Zimbabwe sont deux branches d’un même arbre qui est l’Afrique. Quoique différents l’un de l’autre, il y a bien des similarités entre les deux pays. De Kabila père à Kabila fils, Mugabe a gardé sa fidélité au régime de la RDC. Nous nous souviendrons qu’en 2011, il était le seul président à participer à l’investiture de Kabila, le 20 décembre, accompagné de son dauphin, Emmerson Mnangagwa, l’actuel président zimbabwéen.

En parlant du dauphin, Si tout le monde savait clairement identifier le dauphin de Mugabe, malgré les ambitions avouées et démesurées de sa femme, celui de Kabila est encore un mystère. Il n’y a que lui et son cerveau qui le connaissent. Aubin Minaku, Zoé Kabila ou Olive Lembe Kabila, sa femme ? Plusieurs noms sont cités çà et là et personne ne sait exactement qui sera le dauphin de Kabila. Toutefois, s’il doit suivre l’exemple de son « père » Mugabe, le dauphin le mieux placé serait Aubin Minaku. Malheureusement, « les Kabila ne sont pas prêts à laisser le pouvoir à n’importe qui », déclarait il y a une année Zoé Kabila, député national et petit frère de Kabila. Quoiqu’il en soit, il est grand temps pour Kabila d’assurer l’après Kabila, de peur que les maigres acquis du pays pendant son règne ne sombrent avec son départ. Le régime de Mobutu en est un bel exemple.

Quitter le pouvoir sagement

Revenons sur le choix. Hormis celui du remplaçant, Kabila doit déjà choisir de partir ou de rester… Briguera-t-il un troisième mandat ou pas ? Changera-t-il la Constitution ou pas ? Y aurait-il un referendum ou pas ? Plusieurs questions animent le débat au Congo. Toutefois, les textes légaux du pays ne lui donnent plus aucun droit de se représenter comme président de la RDC. Ainsi, tout comme Mugabe, Kabila a finalement le choix de partir en paix pour assurer un lendemain paisible à la nation ou de résister et plonger le pays dans une crise pire que l’actuelle.

A propos, s’il a besoin d’une référence, la sagesse de Mugabe lui servirait de modèle. Il s’agit de partir au bon moment. Du reste, Kabila n’avait-il pas déclaré, il y a dix ans : « La Constitution, c’est sacré. (…)J’ai donné ma parole d’honneur en promulguant cette Constitution, je n’y toucherai donc pas. Le pouvoir use. Il faut savoir s’arrêter. »  Si hier il se contentait de le dire parce que son mandat courait encore, aujourd’hui le temps est venu d’appliquer cette parole d’honneur.  

 


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