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Kabila vs Occident : ce combat n’est pas le nôtre

Joseph Kabila au dernier tournant de son second mandat n’aura pas été le meilleur ami de l’Occident. Les pays amis se font rares depuis que Kabila essaie de s’accorder le mandat interdit en RDC. Nos oncles belges, les colonisateurs, deviennent la courroie d’étranglement. Tout le monde veut les élections. Pour quels intérêts ?

La RDC fait la Une des informations qui racontent nos ratés depuis plusieurs mois. Le pessimiste dirait-on d’ordinaire ! Mais cette fois, les expressions précises et ciblées de l’occident sur la politique congolaise donnent à réfléchir. Avec Joseph Kabila, les Européens et les Américains ont largement mangé leur part du gâteau. Ils l’ont vu venir et ne l’ont pas empêché de développer ses tendances actuelles. Mais voilà qu’ils s’élèvent à présent en maîtres du bon sens.

Partir ou pas, au sujet de Joseph Kabila, les principes sont clairs : Kabila n’a plus rien à faire, il a achevé son mandat et a juré de respecter la Constitution de son pays. Mais que cette situation attire autant l’attention des occidentaux me paraît curieux. N’oublions pas les milliers de morts attribués tant aux rebelles ougandais ADF qu’aux rwandais du FDLR. Cette situation perdure depuis 20 ans et peu s’en émeuvent.  Pourquoi ces violences n’en finissent-elles jamais ?

Et si le congolais perdait encore ?

Le président Kabila n’est pas indispensable, comme voudrait le faire croire le ministre Kin-Key et son « Kabila désire » qui véhicule l’idée qu’il n’y a pas mieux. L’occident semble bien vouloir en finir avec lui au point qu’on se demande ce qui a bien pu se passer entre les deux. Où est l’acharnement occidental sur le Gabon où l’élection a divisé et a tué ? Où est-il sur la Côte d’Ivoire ou en Mauritanie où la Constitution est en passe d’être modifiée alors que l’opposition proteste ? Quelqu’un a-t-il dit un mot à Denis Sassou-Nguesso qui a tué pour rester et qui continue à bombarder des régions entières à la recherche d’un individu, le pasteur Ntoumi ?

Les congolais risquent de subir des dirigeants non choisis

Et si, avec ou sans élections, le Congolais perdait encore ? J’en ai peur… C’est clair, à mon avis, que ces « pays amis » qui retournent leur veste préservent leurs intérêts. Pas ceux du Congolais.  Joseph Kabila a cessé d’être un investissement rentable. Il n’y a plus d’avenir avec lui, sa carte a déjà été jouée. Mais qui le remplacera ? Un homme poussé par le peuple ou par autrui ?

Les Congolais demandent un nouveau chef, de nouveaux dirigeants, bref une alternance. Le peuple ne devrait pas sommeiller ou nous risquons de voir émerger des dirigeants que nous n’aurons pas réellement choisi mais qui auront été fabriqués où imposés par la tricherie.

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Les commentaires récents (4)

  1. Nous ne voulons pas etre comme la lybie mais malgres cela, nous sommes d’une part du cote des occidentaux qui veulent aussi le depart de j’kabila, on en a marre car nous savons bien que même les massacres sont bien planifier par le systeme en place pour s’éterniser au pouvoir en avançant l’insécurité a l’est du pays

  2. Le fait étant sacré et le commentaire libre, je ne peux pas passer cette propice occasion sans laisser des traces qui justifieront le fait pour moi de lire minutieusement cet article de commentaire rédigé avec talents.

    L’histoire de joseph Kabila est non seulement finie mais ne mérite même pas d’être classée dans la corbeille de la République étant donné que cela donne à haïr et même à pleurer.

    Toutes les classes politiques congolaises doivent comprendre que l’ex-Président Joseph Kabila est le seul congolais à qui la constitution de la RDC interdit catégoriquement de se représenter comme candidat, voire assistant candidat à la législature prochaine dont la date déjà donne à réfléchir.

    La boue dans laquelle le Congo patauge exige un homme qui vivra et gérera le pays au quotidien pour la cause social. Celui qui ne cessera pas fabriqué par l’occident mais qui sera plutôt l’expression de la population manifestée par la voie des urnes.

    Chers politiques congolais, acceptons de perdre mais que le Congo gagne.
    Que vive la démocratie, que vive le prochain président.

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