Président de la RDC Félix Tshisekedi
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A présent, il faut laisser de la place à Félix Tshisekedi

J’ai noté une nouvelle alerte, une de plus, lancée par l’opposant politique Moïse Katumbi. C’était le jour de son retour : « Y a-t-il de la place dans un véhicule pour deux chauffeurs ? » Il faut laisser de la place au conducteur, Félix Tshisekedi, ai-je décodé.

Partira, partira pas ? C’est presque le monde entier qui s’était posé cette question. Partira, partira pas ? Kabila est parti ! Il est enfin parti ! Il est quand même parti !

Kabila, autorité morale du pays ou du FCC ?

C’est presque le monde entier qui a poussé un ouf de soulagement. Mais ce n’est sûrement pas comme tout le monde qui a lu l’article publié par Jeune Afrique : « Joseph Kabila. Partir sans partir ».

Et il n’est pas parti, le gros malin ! Il est effectivement parti sans partir ! L’ancien président de la RDC, Joseph Kabila, est toujours présent, et il reste omniprésent sur la scène politique congolaise. Il est malin, ce monsieur. Il est très intelligent (à moins que ce ne soient d’autres qui le sont à sa place).

Kabila n’est pas le président d’une plateforme, le FCC, contrairement à Moïse Katumbi par exemple, qui est le coordonnateur de la plateforme Lamuka pour trois mois. Je doute même que Kabila soit membre du FCC. Mais il en est l’autorité morale. C’était ça la grosse astuce, la botte secrète, une invention typiquement congolaise qui permet d’être là sans être là!

Autorité morale, cela rime avec autorité suprême. C’est l’homme qui est au-dessus de la mêlée (comme un certain Joseph son homonyme, Mobutu, sur les traces de qui, me semble-t-il, Joseph Kabila a marché allègrement).

Le désormais sénateur à vie Kabila peut ainsi convoquer, en toute souveraineté, à sa majestueuse ferme de Kingakati, les députés (nationaux et provinciaux), les gouverneurs, et ce sera bientôt le cas des sénateurs membres du FCC, qui sont majoritaires dans toutes les institutions. Il n’a laissé de la place au Cach , son allié contre nature, son allié de circonstance, que dans une institution : la présidence de la République ! Des prérogatives reconnues seulement au chef d’État. Y aurait-il deux chefs d’État dans cet État ?

Un véhicule, plusieurs chauffeurs ?

Un tel état de choses n’est pas de nature à plaire à tout le monde, tant sur le plan national qu’international. Des voix s’élèvent déjà pour qu’on laisse la place au seul conducteur légitime de ce véhicule qui s’appelle la RDC. Ce conducteur, c’est Félix Tshisekedi qui a prêté serment en tant que président de la République.

Sacré Moïse Katumbi ! Pour d’aucuns, sa sortie médiatique était un pavé dans la mare. Sa nouvelle parabole aura-t-elle le même impact que la première, le fameux troisième faux penalty qui signait son entrée en opposition ? Wait and see.

 

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Les commentaires récents (0)

  1. En lisant de temps en temps la presse congolaise, je constate que même les journalistes ( à part la poulations et meme beuacoup des politiciens) dans ce pays ne comprennent rien d’une coalition politique. Monsieur J.C. Tshibanda, pourriez vous dire ce qui interdit concrètement (lois, textes juridiques) un chef de file d’une plattforme de convoquer ses membres ou en quoi cela piège le chef de l’Etat? Diriez vous la même chose si c’est CACH qui avait convoqué ses membres?
    J’habite en Allemagne et je vois comment les coaltions fonctionnenent depuis plusieurs mandatures
    Cordialement,
    P. Izuba

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