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Les Congolais de l’étranger auront-ils le droit de voter en 2016 ?

Bien que les articles 12 et 13 de la Constitution de la RDC donnent à tous les Congolais les mêmes droits, ceux de l’étranger, n’ont pas le droit de voter. Depuis 2006, ils n’ont pu prendre part à aucune élection.

Beaucoup considèrent cette mesure comme une stratégie du régime Kabila pour écarter les Congolais de la diaspora, considérés comme hostile à son régime. Toutefois, le Sénat vient de voter une loi leur permettant, pour la première fois, de voter. Avant, la loi exigeait que tout électeur se trouve sur le territoire national pour pouvoir le faire.

Bonne foi ou nouveau piège du gouvernement

« Les inscriptions sur les listes à l’étranger vont certainement prendre du temps »

Maintenant que le mandat tire à sa fin, n’est-ce pas curieux que le gouvernement pense soudainement aux Congolais de l’étranger ? Le Vice-ministre des Affaires étrangères Antoine Boyamba a échangé le 30 janvier dernier sur cette question avec les dirigeants de la Ceni.

Certains voient en cette innovation, un nouveau piège visant à retarder la présidentielle de novembre 2016. Les inscriptions sur les listes électorales à l’étranger vont certainement prendre du temps. Pour cela, il est nécessaire de posséder une carte consulaire ou un passeport en cours de validité. Or, on sait combien il est difficile d’obtenir un passeport congolais à l’étranger.

Un vote sanction contre Joseph Kabila

« Vu de l’étranger, ça révolte et c’est ce qui  accroît l’hostilité des Congolais de la diaspora vis-à-vis du régime de Kinshasa »

Il est impossible de vivre à l’étranger et venir voir l’état actuel de la RDC sans verser des larmes. On entend que notre pays possède toutes les richesses du monde mais son budget n’est que de 9 milliards alors qu’il compte 80 millions d’habitants. Voir l’extrême pauvreté dans laquelle vivent les populations, la corruption et les détournements de deniers publics qui sont un sport national. Vu de l’étranger, ça révolte et c’est ce qui accroît l’hostilité des Congolais de la diaspora vis-à-vis du régime de Kinshasa. Ils n’attendent que l’occasion de pouvoir l’exprimer dans les urnes.

Les partisans du régime persona non grata à l’étranger

Le président Kabila connaît bien les villes de l’étranger dans lesquelles les membres de sa majorité ne peuvent circuler en toute quiétude, sans être apostrophés par les Congolais expatriés. C’est le cas de Bruxelles, Johannesburg, Montréal, etc. En 2011, l’actuel président du Sénat Léon Kengo Wa Ndondo a été passé à tabac par des Congolais en France.

Quoi qu’il arrive, l’heure est venue pour nos compatriotes de l’étranger de participer aux élections.

 

* Il s’agit du pseudo de l’auteur

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