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Société de microfinances ou arnaque à Lubumbashi ?

Ce n’est pas la première fois que cela arrive à Lubumbashi. Plusieurs fois, les gens se sont plaints de ce type d’arnaque qui consiste à ouvrir des sociétés de microfinances qui ne durent que le temps d’un clignement d’yeux. Elles disparaissent et vous ne les verrez plus jamais. Voici ce qui est arrivé à Jean !

Jean est un jeune d’une trentaine d’années et célibataire vivant à Lubumbashi. Il travaille dans une imprimerie. Comme beaucoup de Congolais qui gardent leur argent à la maison, Jean ne croyait pas en la bancarisation sous toutes ses formes. « L’argent est à toi tant que c’est dans ton porte-monnaie », répétait-il. Mais c’était jusqu’au jour où il a oublié dans un taxi son porte-monnaie plein de billets de banque. Le jeune homme a alors décidé d’épargner dans une institution quelconque.

Bernard Madoff à Lubumbashi ?

Seulement voilà, plutôt que d’aller à une banque, il a choisi une de ces entreprises de microfinance qui font du porte-à-porte à la recherche des clients. Jean a changé sa perception de l’épargne quand il a observé un proche dont les affaires marchaient plutôt bien grâce à une institution financière locale. « J’ai fini par croire en cela », dit-il.

La société de microfinance qui a disparu du jour au lendemain, permettait de verser des fonds un matin et de tout retirer le soir. Des opérations que des banques ne facilitent pas. Et c’est pour cette facilité peut-être que le jeune homme s’est fait prendre. « Je crois avoir été marabouté pour ouvrir un compte chez eux », explique-t-il, l’air abattu. Un agent faisait des va-et-vient à son bureau, une petite PME qu’il gère avec son père depuis fin 2018. Il s’occupait de toutes les opérations de dépôt et de retrait d’argent. « C’était bien et ça m’empêchait de faire chaque fois des déplacements », explique Jean.

Fausses entreprises de microfinances à Lubumbashi

Mais quand il décide d’aller retirer son argent épargné pour acheter une machine, Jean trouve le bureau fermé, et personne ne répond à son appel téléphonique. En tout, il a perdu quelques 500 USD. Néanmoins, il peut se féliciter de ne pas avoir placé tous ses fonds dans cette pseudo-société de microfinance. Ç’aurait été catastrophique pour lui

Mais cette histoire traduit deux tristes réalités : une trop forte naïveté de beaucoup de gens qui se font duper jusqu’à ce point. L’autre réalité, c’est qu’à force d’avoir moins de contrôle dans les circuits bancaires, les banques elles-mêmes finissent par souffrir de manque de crédibilité à cause de telles arnaques dans ce secteur. Des entreprises de microfinances où des gens perdent leur argent, Lubumbashi en a connu depuis 2008. Et des récits similaires sont courants.

 

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Les commentaires récents (1)

  1. Il faut s’engager à former la masse Populaire pour qu’elle devienne informer et sage financièrement..

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