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Offrons un toit à Suzanne et ses deux enfants !

Elle vit à Ihusi, un petit village du territoire de Kalehe en province du Sud-Kivu dans l’est de la RDC. Suzanne a 32 ans ; elle passe ses nuits dehors avec ses deux enfants, faute de logement. Ses deux petits garçons sont tout ce qu’elle a de plus précieux. On dit de Suzanne qu’elle n’a plus toutes ses facultés mentales. Pourtant ce n’est pas l’impression qu’elle m’a laissée quand elle a accepté de me parler.

Malgré les difficultés, Suzanne prend toujours soin de ses deux enfants. Ils sont parmi les plus propres du village. Hélas, avec leur mère, ils n’ont pas de maison. Ainsi, ce récit est là pour susciter votre sympathie et un élan de solidarité pour qu’ensemble nous offrions un toit à Suzanne et à ses enfants !

Dans la cour de la petite école du village, je vois un beau petit garçon. Et contrairement à la majorité des mômes du village qui parlent le mashi, la langue locale, lui pouvait s’exprimer en swahili. Le petit n’avait qu’un t-shirt en haillons comme habit. Mais il venait de prendre sa douche et était tout propre et tout luisant. « Je leur lave régulièrement la tête pour éviter que des poux ne s’installent dans leurs cheveux », m’expliquera plus tard leur mère, Suzanne. Quand j’ai demandé au petit ce qu’il voudrait devenir un jour dans la vie, il m’a répondu qu’il aimerait surtout manger ! Suzanne est l’une des femmes les plus braves que j’aie jamais rencontrée sur la terre. 

L’enfant de Suzanne propre malgré des habits déchiquetés.

Une toiture en lambeaux comme habitat 

Tout ce qui constitue la maison familiale de Suzanne et ses deux fils, c’est une toiture incomplète ! Elle a aussi trois pagnes, quatre vêtements pour ses enfants, deux casseroles noires, et c’est tout. J’ai approché Suzanne, et très respectueusement elle m’a accueilli dans sa demeure. Elle m’a dit : « Karibu » (« bienvenue » en swahili) et s’est excusée de ne pas avoir de chaise à me proposer. Je lui ai demandé si elle était d’accord de partager son histoire et de me permettre de la prendre en photo, afin que si possible, des personnes de bonne volonté partout au monde puissent lui venir en aide. Bien sûr, elle a accepté.

Une toiture incomplète comme habitation pour la pauvre Suzanne et ses enfants.

Et voici en gros son histoire : Suzanne a eu en tout six enfants dans sa vie. Les quatre premiers vivent chez ses parents avec l’aide d’une paroisse catholique de son village. Son époux l’a quittée quand on a commencé à la traiter de folle. Les deux autres enfants, elle les a eus avec des hommes qui abusaient d’elle vu qu’elle dort à la belle étoile.

C’est une femme forte qui m’a raconté les détails de chacune de ses grossesses et de la joie ressentie à chaque naissance. Certaines de ses grossesses étaient douloureuses et par césarienne. La santé, l’éducation chrétienne et le bien-être de ses deux derniers enfants, avec qui elle vit, sont ce qui lui importe le plus. Elle mange souvent des légumes et des tubercules qu’elle ramasse dans des champs. Suzanne vit aussi de la générosité des personnes dont elle laboure les champs en échange d’un peu d’argent qui lui permet d’acheter des babouches à ses enfants !

Suzanne, regard serein.

Posons un geste

N’importe quel être humain dans la situation de Suzanne aurait pu abandonner ses enfants pour vivre seul ou peut-être se suicider. Suzanne est abandonnée et traitée de folle tous les jours. Affronter le froid toutes les nuits dehors et prendre soin de deux enfants sans aucune source de revenu, est simplement un courage dont seule une femme peut être capable !  

Alors ce billet est un appel à la solidarité de tous. Santa Aziza de Maisha Mazuri a déjà accepté d’aider Habari RDC à  collecter des fonds pour venir en aide à cette femme. Espérons qu’une maison digne de ce nom sera bientôt offerte à Suzanne. Pourquoi ne pas donner également une chance à ses deux enfants d’aller à l’école ?

Les deux enfants de Suzanne, beaux et propres.

 


Vous pouvez lire aussi : RDC : ces femmes qui osent

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Les commentaires récents (2)

  1. Faire découvrir les histoires cachées pour en appeler à un ÉLAN de solidarité. Belle initiative. Comment procéder si on veut contribuer ?

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