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Opposition, le purgatoire des hommes politiques congolais ?

« L’opposition est-elle le ciel ? La majorité est-elle l’enfer ? » En décembre dernier, Jean-Chrysostome Vahamwiti Mukesyayira, député du mouvement social pour le renouveau s’est déplacé au Nord-Kivu pour baliser le terrain en vue du dialogue national annoncé par le président. A ces questions, les populations de Beni ont répondu « oui ». Cela interpelle.

Fossé entre politiques et population

Il faut admettre que les préoccupations des hommes politiques congolais, à mes yeux, sont loin des soucis de la population. Ainsi, les politiciens au pouvoir sont mal perçus par l’opinion publique. De nombreux maux rongent cette partie du pays. Mais, les opposants ne font que critiquer le camp adverse, sans proposer de véritables alternatives. On voit ainsi des politiciens faire des va et vient incessants entre la majorité et l’opposition.

Positionnement politique

Querelles conjugales, mariages contre nature, revirements intempestifs sont des comportements qui témoignent de la crise morale en cours. Il s’agit pourtant du quotidien dans le spectacle qu’est la vie politique du pays. On n’est plus surpris de retrouver, sous une même casquette, socialistes et libéraux, unitaristes et fédéralistes, lumumbistes et mobutistes. De même, les partisans d’un même camp, règlent leurs comptes sur la place publique et trouvent cela normal. On assiste à un jeu opportuniste accentué par l’absence de véritables convictions idéologiques. Dans ces conditions, le climat politique ne peut se stabiliser. L’idéologie et la philosophie n’existent donc que sur le papier. Adhérer à un parti politique est un moyen facile d’abjurer sa position et sa conscience, surtout lorsque le parti connait des turbulences.

Le départ d’un régime est donc l’unique et ultime finalité de la totalité de ceux qui s’y opposent. L’élaboration d’un projet politique à moyen terme ne figure pas au rang des priorités.

Jeu opportuniste

Lorsqu’une demeure est en péril, il n’est pas l’heure de pointer les autres du doigt. Se contenter d’accuser, maudire, insulter, menacer ne permet pas de résoudre l’interrogation suivante « et après ? ».

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