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Quand le gouvernement Ilunkamba ignore la rétrocession des provinces

Selon la Constitution, le gouvernement central doit rétrocéder 40 % de ses recettes à caractère national aux provinces. Mais Kinshasa ne le fait que lorsqu’il est de bonne humeur. Et puis, il oublie beaucoup. Il faut donc lui rappeler constamment ce devoir pourtant constitutionnel.

Oubli ou refus ? Je penche plutôt pour la deuxième option. Le refus est le mot exact. Or, les fonds de rétrocession sont un droit pour les provinces, mais Kinshasa semble considérer cela comme un cadeau qu’il fait aux provinces. Ces dernières deviennent ainsi comme des mendiantes auprès du gouvernement central, alors que ce sont elles qui produisent les recettes de l’Etat. Il arrive qu’elles passent jusqu’à six mois sans toucher leur dû.

Démissionner pour obtenir sa rétrocession ?

Plusieurs gouverneurs des provinces font des va-et-vient à Kinshasa pour que le gouvernement central leur verse les fonds de rétrocession, souvent sans succès. Certains ont même menacé de démissionner à cause de cela. Pourtant, il s’agit des frais de fonctionnement des provinces reconnus par la loi. Sans moyens, la gestion de leurs provinces est devenue très difficile.

Rien n’est fait depuis la rencontre du 17 février dernier entre le Premier ministre, Ilunkamba, et la délégation de gouverneurs des provinces. La rétrocession n’a plus été versée aux provinces depuis presqu’un semestre. Cette négligence du gouvernement central, que je qualifie de volontaire et délibérée, plonge les provinces dans des difficultés de fonctionnement au niveau local. Comment peut-on juger de l’éfficacité de la gestion des provinces sans donner des moyens à ces dernières ?

La capitale Kinshasa également privée de rétrocession !

Les gouverneurs avaient également évoqué la non-application du principe constitutionnel qui fixe le volume de rétrocession, à 40% des recettes nationales réalisées dans chaqueprovince, mais qui sont inexplicablement toujours sous-évaluées, ramenant ainsi l’exécution des budgets de certaines provinces parfois jusqu’à 30% de leurs prévisions.D’ailleurs, le gouverneur de la ville province de Kinshasa, Gentiny Ngobila avait signifiau ministre des Relations avec le Parlement, Déo Nkusu au cours d’un échange le 26 février 2020, les difficultés que connait la capitale congolaise en raison du non versement des fonds de rétrocession par le gouvernement central.

Que dire des autres provinces pauvres lorsque les gouverneurs comme ceux du Lualaba et de  Kinshasa se lamentent de ne pas recevoir la rétrocession ?  Le Kasaï-Oriental par exemple, une province dépourvue d’industries, a beaucoup de mal à fonctionner parce que sa situation financière est chaotique. Il a urgemment besoin de toucher régulièrement son droit.

Le gouvernement central doit savoir que beaucoup de provinces ont hérité  des dettes laissées par les dirigeants du régime passé. Et donc, elles ne peuvent fonctionner sans moyens.

 

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Les commentaires récents (6)

  1. impossible avec le gouvernement de la Rdc qui chaque fois se perd à leur gestion pour ne pas respect leurs paroles

    1. Les députés provinciaux tolisent aujourd’hui 7mois d’impayement. Responsable et père des familles ils peuvent réclamer combien de fois au gouvernement central ?

    2. Tu as raison,chaque fois ils ns tropes avec des demagogies politique et lache devant leurs responsabilités,certainent des sadique même .

  2. J’invite le prèsident de la rèpublique de faire la suivie sur ce problème,je sais qu’il est le chef qui a besoin de son peuple .

  3. Commentaire *merci pour cette information sur la rétrocession. Je me pose la question de savoir pourquoi est ce qu’ils agissent comme ça, eux qui sont en possession de la loi constitutionnelle devant eux? Je ne peux que solliciter la perspicacité de leur esprit afin que ces gouverneurs donnent satisfaction à la population qui les guètent du jour au jour.