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La réorganisation du M23 dans l’Est menace le développement

Trois ans après sa défaite, le M23 refait surface au Nord-Kivu. On signale la présence de ses éléments depuis près d’un mois dans différents endroits du territoire de Rutshuru. Comment le gouvernement congolais a pu laisser une telle chose se reproduire ?

Serait-on entrain de cracher sur les tombes de nos militaires qui se sont pourtant sacrifiés pour éloigner le M23 de la population de cette partie du pays ? Et cela, sous l’œil impuissant des autorités qui semblent préférer constater les dégâts plutôt que de les prévenir. Les services de sécurité et les autorités politico-administratives et militaires ont négligé les alertes lancées par les notabilités dont les chefs coutumiers, ainsi que les acteurs de la société civile. Et aujourd’hui les hostilités sont enfin engagées alors que tout aurait pu être évité en amont.

Les rébellions, un frein au développement

En 2013, le déploiement des FARDC est intervenu après que des miliciens du M23 avaient commencé à piller, violer et contrôler plusieurs positions abandonnées par les forces loyalistes. Ces rebelles avaient perturbé une majeure partie de l’économie de la province. Une partie des habitants avaient abandonné leurs champs. Les minerais congolais passaient la frontière en contrebande. Le secteur touristique était paralysé. Toute l’économie tournait au ralenti dans le Nord-Kivu, mais c’est le territoire de Rutshuru qui était particulièrement touché.

Ce retour des M23 complique la situation dans ce territoire qui commençait à peine à panser ses blessures et à se relever grâce l’agriculture et au développement de la couverture électrique. Rutshuru risque de se voir tirer de nouveau vers le bas si jamais une  nouvelle guerre commence.

Il est évident  que  le pays ne pourra jamais se développer sous le crépitement des balles. Notre pays devrait cesser de jouer à la défensive. Il faut neutraliser une bonne fois pour  toutes ceux qui mettent à mal la paix et la quiétude des paisibles citoyens. Tous les groupes armés doivent être mis hors d’état de nuire, afin que souffle enfin sans interruption le vent du développement. Rutshuru n’en peut plus des rebelles du mouvement du 23 mars.

 

Cet article à été écrit collectivement après une formation sur le blogging à Goma par les blogueurs : Providence Baraka, Laetitia Ntumba, Dufina Linda, Riziki La blonde,  Sylvie Mazabli, Johnson Ishara et Mustapha Mulonda.

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Les commentaires récents (3)

  1. je crois qu’il était important que le gouvernement congolais envisage une mesure d’éradiquer définitivement ces maux qui rongent notre province!!!

  2. qui est notre bouclier??? que fons les militaires?ils ont là pour masacre seulement les populations ou lieu de la protegé,

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