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Tshopo : le gouverneur Wale, un sosie du président Fatshi

En RDC, le gouverneur est le représentant du chef de l’Etat en province. En tant que tel, il incarne sa vision et implémente des actions qui rentrent dans sa logique de gouvernance nationale. Le gouverneur Wale l’a si bien compris, au point d’emboiter religieusement le pas au président Félix, non pas pour le meilleur, mais pour le pire.

Des voyages intempestifs aux travaux publics opaques, en passant par de multiples déclarations  médiatiques, je vous laisse découvrir les traits de ressemblance entre les deux hommes. Faisant du premier, le portrait-robot du second.

Des voyages intempestifs

Depuis son accession au pouvoir, le président Fatshi a effectué au moins 39 déplacements à l’étranger et a visité 30 pays. Il a parcouru au total 202 399 km, soit 562 km par jour. Comme le président, le gouverneur Wale s’amourache des voyages. Il a effectué au moins 10 déplacements en seulement 8 mois de pouvoir. De même, les ¾ de ses déplacements sont  orientés vers l’extérieur. Pourtant, il aurait dû privilégier les voyages à l’intérieur de la province pour palper du doigt le délabrement des infrastructures routières à la base de l’enclavement des territoires et de la flambée des prix des denrées alimentaires aux marchés de Kisangani et d’autres agglomérations.

Opacité et léthargie des travaux publics

Dans le cadre de son programme de 100 jours, la présidence avait attribué par la méthode de gré à gré, l’exécution de certains travaux aux entreprises dont  l’expérience et l’expertise n’étaient jamais prouvées auparavant.  C’est notamment le cas de la société USD Husmal SARL créée six semaine seulement avant qu’on ne lui attribue le marché des maisons préfabriquées à Kinshasa.

En bon élève, le gouverneur Louis-Marie Wale reproduit quasiment le même scénario pour Kisangani. Il attribue d’abord la réhabilitation de la voirie urbaine à la société Cat Project  Africa, qui a prouvé son incapacité opérationnelle et technique à réaliser une prestation de qualité. Ce marché lui sera retiré pour être attribué par la suite à Paradigma SRL. Malgré le fait qu’elle aussi n’ait pas suffisamment d’expérience  par le passé et de matériels de qualité.

Au tâtonnement, s’ajoute la lenteur d’exécution des travaux. A Kin, la construction des sauts-de-mouton a fait perdre patience aux Kinois à cause des embouteillages. Même chose à Kisangani où la lente réhabilitation du boulevard du 30 juin à partir de Sokimo jusqu’au pont Tshopo, en passant par le rond-point Kombonier, a emmerdé les Boyomais avec la poussière.

Forte impression médiatique et de nombreuses promesses        

Le président Fatshi est connu pour son activité communicationnelle. Le populisme qui caractérise son discours, le pousse à se justifier sur certains sujets polémiques. C’est pareil pour le gouverneur Wale. Les deux hommes ont par exemple justifié leurs intempestifs voyages par la quête des investissements. « Je ne voyage pas pour le plaisir de voyager. Je me bats pour attirer les investisseurs et leurs capitaux au Congo », disait le président Fatshi. Et le gouverneur Wale de poursuivre : «  Je n’ai jamais fait un voyage à titre privé. Je voyage très souvent pour prendre contact avec les investisseurs. »

En tout état de cause, le mimétisme tous azimuts du gouverneur Wale vis-à-vis du président Fatshi avance la province de la Tshopo vers un gouffre. L’homme ferait mieux de reproduire le bon côté de son idole pour le développement de la Tshopo.

 

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Les commentaires récents (6)

  1. Tel est l’avantage du contrôle citoyen. L’Express libre caractérise des questionnements sociaux à reconsidérer. Que nos autorités nous entendent…

  2. Depuis l’accession du pays à l’indépendance, le Congo n’a pas seulement souffert de l’impréparation de ses futurs dirigeants mais également, a accusé un déficit dans le domaine du leadership.
    Le tâtonnements, l’amal’amateurisme et l’irresponsabilité logent au chef de nos politiques, et ce, avec le concours du souverain primaire. Ce dernier, ne comprenant aucunement le caractère sacré de son choix lors des échéances électorales, troque son vote contre du matériel et dans le pire de cas, le monnaye tout court. Ne comprenant pas qu’au travers de ce geste, il vient là d’hypothéquer ses 5 prochaines années.

    Et tout cela parce que notre population est dupe. Ainsi nos politiques tirent profit de cet aspet des choses tel un flatteur qui ne vit qu’au dépend de celui qui l’écoute.
    Et tout ceci avec comme corollaire la misère, des conditions des vies à la limite de l’imaginable…

  3. J’y crois pas 😀😀😀 portrait robot 😃😆😆😆total really. Notre gouvernement doit tout revoir de numéro 1 au dernier… la façon de faire le chose n’est ni a applaudir ni même à dire pas si mal 😏