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#ZuaNgaBien : « Je sais que mon avenir est devant moi »

Au bord du suicide il y a trois ans, après avoir appris qu’il était séropositif, John a repris courage. C’est désormais un homme plein d’espoir grâce à l’aide de sa famille qui l’a accepté tel qu’il est. Un exemple du rôle positif que peut jouer la communauté pour les personnes vivant avec le VIH (PVV).

Un coup de foudre dans un ciel bleu, c’est l’effet de l’annonce de la séropositivité sur John, explique-t-il. C’était il y a trois ans. Ses rêves s’écroulaient avec l’annonce du médecin qui l’avait examiné à Lubumbashi. Ce célibataire, dans la trentaine et fils unique, avait en plus sur ses épaules, la charge de ce que son état (unique fils), lui impose socialement. « Je me disais que désormais mes jours étaient comptés. Je devais donc faire une croix sur tous mes projets », relate-t-il. Sur cette fertile terre du désespoir a poussé l’idée noire : le suicide, comme cela arrive chez certaines personnes dans la situation de John.

Malgré le réconfort que le médecin tentait de lui procurer, John affirme que « la perspective d’être stigmatisé par la famille et l’entourage » l’enfonçait de plus en plus dans la dépression. « Une semaine enfermé dans ma chambre, sans manger, je méditais sur ce qui devait être ma dernière solution : mettre fin à mes jours ou accepter de suivre le traitement », confie John.

« La famille m’a beaucoup aidé »

« Après avoir appris cette mauvaise nouvelle, mes parents ne m’ont pas blâmé. Au contraire, ils m’ont conseillé d’accepter de prendre les antirétroviraux (ARV) ; mes sœurs m’ont témoigné davantage de leur amour. Cette attitude de ma famille m’a aidé à me débarrasser des idées noires », explique John.

John a donc suivi les conseils du médecin et a commencé à prendre les ARV. Il a même repris son travail. « Aujourd’hui, je ne ménage aucun effort pour donner le meilleur de moi-même, avec courage et espoir. Je me bats chaque jour pour atteindre mes objectifs, je sais que mon avenir est devant moi », assure le jeune Lushois.

Stop à la stigmatisation

Une attitude comme celle de la famille de John, soutenir au lieu de juger, sauve de nombreuses vies. Elle peut contribuer à changer l’image même du VIH, bien souvent affreuse. C’est d’ailleurs celle-ci qui tue plus que le VIH et le Sida. Seul, moqué, critiqué, ou jugé, le séropositif se culpabilise et a honte de lui. Pourtant, contracter le VIH n’est pas toujours synonyme d’avoir eu des rapports sexuels non protégés. Le VIH est désormais une réalité de nos sociétés en Afrique. On doit en parler, cesser de discriminer les personnes contaminées.

 


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