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Avec l’argent des offrandes, les Eglises devraient créer des emplois

Ce n’est un secret pour personne, la plupart des gens qui fréquentent les Eglises y vont pour chercher des solutions à leurs problèmes. Dans leurs prières, les fidèles s’attendent à ce que Dieu leur donne non seulement la vie éternelle, mais aussi du travail, de l’argent et la bonne santé. Généralement beaucoup n’ont pas de gros moyens, mais à chaque culte, les pasteurs leur demandent de donner l’offrande à Dieu. Toute la question est : que fait-on de tout cet argent ?

Les expressions des pasteurs pour pousser les fidèles à mettre la main à la poche sont légion dans les Eglises. C’est par exemple : « Mettez Dieu à l’épreuve et voyez s’il ne va pas vous bénir. Tout ce que vous lui donnez, il vous le rendra miraculeusement au centuple ! » Et, matin, midi et soir, les croyants remplissent le trésor de l’Eglise avec des dîmes et des offrandes. Mais où va cet argent ? Pourquoi ces « bergers du troupeau de Dieu » ne pourraient-ils pas investir ces fonds dans des projets d’intérêt communautaire ? Écoles, hôpitaux, coopératives, etc.

A quoi bon avoir un pasteur immensément riche et des croyants misérables et sans emplois ? Pour ma part, je pense que les hommes de Dieu ne devraient pas s’occuper que de leurs ventres. Ils doivent créer des activités génératrices de revenus pour leurs ouailles. Cela permettrait de résoudre une bonne partie des problèmes des chrétiens, plutôt que d’attendre qu’un miracle tombe du ciel !

Rançonner les fidèles ?

Le constat est le même dans un grand nombre de villes congolaises : au moins une église par avenue. Parfois quatre ou cinq églises même. Presqu’autant que les débits de boisson ! Et ces campagnes d’évangélisation qui prennent des semaines et des mois. Lors de chaque célébration, il y a non seulement la moisson des âmes, mais surtout de l’argent. Beaucoup de fonds sont récoltés, mais les fidèles deviennent de plus en plus pauvres, alors que les bergers et leurs enfants peuvent s’offrir de luxueuses vacances à l’étranger.

Aujourd’hui, l’Eglise en RDC est devenue une entreprise juteuse dont le revenu ne profite malheureusement qu’à une poignée de personnes. Les fidèles, quant à eux, ne doivent espérer que le paradis ! On leur dit que pour être béni il faut donner le plus que l’on peut.

Au lieu d’attendre, par la magie de la prière que Dieu envoie un travail, ne faudrait-il pas plutôt utiliser ce qu’il nous donne pour créer de l’emploi ? Dans la Bible, les biens de l’Eglise étaient redistribués à tout le monde, surtout aux plus démunis. J’exhorte donc les hommes de Dieu à canaliser les fonds issus des dîmes et offrandes à des activités communautaires. Cela a l’avantage de pouvoir être une source de revenus pour les fidèles qui dans ce cas deviendraient des actionnaires dans l’entreprise.

 


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