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Black-out des réseaux sociaux en RDC: le gouvernement défié !

Credit : Dessinateur Edizon Musavuli
Credit : Dessinateur Edizon Musavuli

À la veille de l’expiration du dernier mandat de Joseph Kabila, le 19 décembre, l’Autorité de régulation des postes et télécommunications en RDC avait exigé aux compagnies télécoms de filtrer et limiter l’envoie des médias (sons, et images) entre les utilisateurs des réseaux sociaux. Comment cette mesure gouvernementale a été contournée ?  

Les compagnies de télécommunication, fournisseuses d’accès à plus de 3 millions d’internautes de la RDC, n’avaient pas totalement réussi à filtrer l’envoi des sons, photos et vidéos. Mais la censure a poussé les internautes congolais à trouver plusieurs alternatives pour rester en ligne et partager les données, malgré la coupure des réseaux sociaux.

Applications « VPN » : les plus téléchargées à la veille du 19 décembre

Quelques heures avant la coupure d’internet, le 19 décembre, les informaticiens avaient conseillé aux utilisateurs d’installer dans leurs Smartphones et ordinateurs portables des applications capables de garder leur navigation anonyme, et les épargner de l’interdiction d’accès aux réseaux sociaux. À travers des groupes de discussions, les utilisateurs ont partagé des liens vers des téléchargements gratuits.

Le résultat a  été tel que, du18 au 20 décembre, les images et sons des protestations contre le maintien du président Joseph Kabila au pouvoir, à Kinshasa, Boma, Matadi et Lubumbashi, ont inondé la toile, à la grande stupéfaction du ministère des médias. « J’ai coupé la connexion, mais comment ces citoyens restent-ils en ligne ? Chef ils utilisent des VPN. Il faut les couper aussi», commente avec humour un internaute sur Facebook.

« Roaming Data », une vision d’aigle !

Par crainte d’un black-out total d’Internet sur l’ensemble du pays, les habitants des villes frontalières ont carrément payé des cartes SIM dans les pays voisins. C’est ainsi qu’à Goma, par exemple, certains internautes n’ont pas téléchargé de VPN. « Malgré le retour d’internet sur les téléphonies congolaises, je vais garder ma puce rwandaise. Outre le prix abordable, la connexion est impeccable », commente un internaute, juste après la fin de la censure gouvernementale.

Pendant la censure d’internet, à Kinshasa, des jeunes circulaient dans des bureaux et des espaces publics pour proposer le service d’installation d’applications « anti-censure ». Ce service se négociait entre 500 FC (0,4$) et 2000 FC (1,8$), mais il n’a malheureusement pas durer longtemps.

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Les commentaires récents (4)

  1. Tout à fait d’accord avec cette analyse et, surtout, avec ce cri du coeur : Que brille la flamme Lucha et Filimbi ! Les opposants ont montré leurs limites. Ils ont dit une chose et fait son contraire : ils voulaient le départ du président ou celui du premier ministre ? Ils ont bel et bien cautionné le glissement, qu’ils avaient juré de combattre jusqu’au bout ! Le Sphynx de Limete va-t-il revenir sur son appel et demander au peuple de reconnaître maintenant la légitimité et la légalité de Kabila ? Va-t-on vraiment le prendre au sérieux, lui dont la plus grande qualité était la constance ? A mon humble avis, c’est la MP qui sort gagnante de ces négociations, qui donnent un nouveau souffle à Kabila et dont rien ne garantit le respect, d’autant que la MP a signé sous réserve ! Une grande première aussi, c’est l’acceptation du partage des postes par l’UDPS, contrairement à toutes ses déclarations antérieures. Tant mieux si cela peut assurer la transparence lors du prochain scrutin électoral, mais la cohabitation sera-t-elle facile et quel sera le poids d’un premier ministre sans majorité parlementaire ? Et puis, fallait-il qu’il y ait des morts pour en arriver là ? Vous avez pleinement raison. La Constitution a bel et bien été violée et remplacée par un bout de papier qu’on a signé sous réserve ! La vigilance est effectivement de mise plus que jamais !

    1. Erratum ! Toutes mes excuses. Cette réflexion a été postée ici par erreur. Elle était destinée au billet « Bye bye Katumbi pour l’I glissement de Kabila ».

  2. Ils vivent encore à l’âge de la pierre taillée, ceux qui croyaient pouvoir nous empêcher de communiquer durant cette période ! À politique archaïque, des méthodes archaïques ! Je les renvoie à l’école avec 3 leçons :
    – « Est pris qui croyait prendre » !
    –  » A malin, malin et demi » !
    –  » Rira bien qui rira le dernier » !

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