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La campagne électorale ou le compte-à-rebours pour la présidentielle

La campagne électorale et le sprint final ont été lancés en RDC le 22 novembre 2018. Une vingtaine de candidats à la présidentielle et des milliers d’autres en lice pour les législatives. Mais le processus ainsi en cours peine à rassurer, ou plutôt, ne met pas tous les compétiteurs d’accord. Voici ce qu’en ont dit les médias.

C’est une campagne électorale « sur fond d’hésitations », constate Le Potentiel. Le quotidien de Kinshasa résume en termes chiffrés la situation électorale : 21 candidats à la présidentielle, 15 358 à la députation nationale et 19 640 aux provinciales, face à 40 024 897 électeurs enregistrés par la Céni. Mais « tout n’est pas encore bouclé » à cette Céni, note le média. Il cite la controversée machine à voter maintenue pour les scrutins de décembre, mais aussi le nettoyage du fichier électoral, demande toujours rejetée par la Commission électorale.

Kabila joue son avenir après son départ du pouvoir

Déjà, pour une entrée en matière, Kabila a battu « le rappel des troupes ! » s’exclame La Prospérité. L’enjeu pour lui est tel qu’il doit, explique le média, pérenniser sa lutte, sa vision : « Le président sortant tient, à tout prix, à continuer sa vision, à achever sa démarche et, surtout, à parachever l’indépendance ; puisqu’il s’identifie comme étant le continuateur de grands combats des pères de l’indépendance. »

Le président de la Céni, quant à lui, a prôné dans ce contexte, « une campagne électorale civilisée, loyale et apaisée ! », titre pour sa part Géopolis. Il ajoute que pour Nangaa, « la crédibilité des élections reste également tributaire de l’implication des candidats, partis et regroupements politiques ainsi que des observateurs ».

Pour les évêques catholiques de la Cenco, il est venu le moment où les électeurs doivent sanctionner les politiciens « vendeurs d’illusions ». « Méfiez-vous surtout de ceux qui distribuent l’argent et d’autres multiples cadeaux pour acheter vos voix », écrit Radio Okapi, citant le porte-parole des évêques, l’abbé Donatien Nshole. D’où la nécessité, espèrent les prélats catholiques, d’un « vote responsable », c’est-à-dire selon eux « choisir des hommes et des femmes soucieux de défendre notre pays ; de promouvoir le bien commun ; de garantir les libertés fondamentales ; de défendre les droits humains. »

« L’opposition s’affronte face au candidat du pouvoir »

Pour sa part, Politico s’intéresse aux têtes d’affiche de la campagne en cours. Sa formule contraste et ironise : « Plusieurs opposants face au candidat du pouvoir. » Il explique, en effet, que l’opposition congolaise « aura finalement » deux candidats principaux « et une ribambelle d’autres candidats à la présidentielle » de décembre. Evocation de Martin Fayulu désigné candidat commun de sept leaders de l’opposition à la présidentielle, et lâché 24 heures après par Vital Kamerhe et Félix Tshisekedi. Les deux, explique le média, viennent de se coaliser pour une candidature commune.

 

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