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La cimenterie de Kisangani, 60 ans après l’indépendance

Comme tout Boyomais (habitant de Kisangani), j’étais fière d’apprendre que ma ville possédait une industrie dénommée cimenterie de Stanleyville. Elle produisait du ciment pendant l’époque coloniale. Malheureusement, de nos jours, elle n’existe que de nom. Elle est tombée en faillite.

La fameuse Cimestan (nom de la cimenterie de Stanleyville), fut une industrie cruciale pour toute la ville de Kisangani, voire du pays. Elle ne reste plus qu’un marché où sont vendus du bois et du charbon de bois. C’est bien regrettable.

Qu’est-ce qui bloque la relance de cette société publique, comme d’ailleurs de plusieurs autres entreprises publiques ? Elles sont, en effet, vitales pour le développement du pays en général, et plus particulièrement de la ville.

Des promesses en promesses

Depuis le 30 juin 2007, le projet de réhabilitation de la cimenterie a vu le jour sous le leadership de l’ancien président Joseph Kabila. C’était à l’occasion du 47e anniversaire de l’indépendance du pays, à Kisangani. Ce projet est passé entre les mains de plusieurs ministres de l’Industrie, mais rien n’a été concrétisé.

60 ans après l’indépendance, le pays a perdu beaucoup d’entreprises qui généraient des recettes et créaient des emplois. La RDC est curieusement un pays des industries en faillite et des chantiers inachevés. Car, plus le pays vieillit plus il perd ses entreprises génératrices des richesses et d’emplois. Le pays ne produit plus rien d’important et se contente de tout importer malgré ses immenses ressources naturelles et ses terres arables.

Nous voulons un nouveau Congo industrialisé.

 

 

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