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#Univsansharcelement : La correction des épreuves à l’aveugle, très efficace contre les PST à l’université

« Acceptes ou échoues !»… vous connaissez dorénavant la petite phrase. Réduire ce pouvoir des enseignants en adoptant le système de correction des épreuves à l’aveugle, comme c’est le cas à la faculté de médecines à l’Université de Lubumbashi, me parait efficace. Cela permettrait de combattre fortement le fléau. Puisque l’enseignant ne sait pas à qui appartient la copie qu’il corrige.

C’est bien parce que les enseignants prédateurs sexuels ont ce pouvoir que leur confère la correction des copies d’épreuves, qu’ils osent imposer le sexe comme condition pour réussir, à leurs victimes.

Qui a dit que seules certaines maladies pouvaient se transmettre sexuellement? Les points, dans les écoles et universités du monde, ne sont-ils pas aussi transmissibles? Oui! Certains, d’intelligence obscurcie, l’ont déjà démontré. Concernant les PST (points sexuellement transmissibles), deux cas peuvent se présenter. Elles sont aussi ainsi fragiles, et parfois manipulées, effrayées à l’idée d’échouer, même si c’est possible de réussir sans passer par cette voie. Bien que difficilement pour les harcelées, certes!

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Les PST, il y a deux cas

Dans le premier cas, souvent fragiles et même naïves parfois. Après leurs études secondaires, nos jeunes sœurs, arrivent dans les universités avec plein de récits sur les réussites et échecs. Beaucoup arrivent ainsi avec l’idée que toute réussite est conditionnée à des rapports sexuels avec des enseignants. C’est sans doute trop englobant et risqué un tel départ.

Dans le second cas, c’est la fille. Une meza-moto (une fille qui n’a peur de rien, comme on les appelle à Lubumbashi), l’âme pervertie et paresseuse, qui propose explicitement à des enseignants son propre corps en échange de quelques points. On les connaît qui réussissent ainsi, presque partout.

Mais tout cela peut s’arrêter avec les corrections à l’aveugle

Le fait que les enseignants aient trop de pouvoir sur les points facilite les PST, mais aussi la corruption et le favoritisme sur base de considération des origines ethniques ou tribales.

A la faculté de médecine humaine, à l’Université de Lubumbashi, une correction des épreuves à l’aveugle a faut des preuves. Au moment des épreuves, les étudiants reçoivent en plus du questionnaire (ne devant contenir aucune identité sous peine de l’annulation de l’épreuve), une fiche d’identification. Les deux feuilles seront agrafées et à la fin, transmises au décanat. Celui-ci inscrit  sur chaque copie un code numérique aléatoire associé à chaque étudiant (Et cela se passe dans le plus grand secret !).

La copie est ensuite envoyée à l’enseignant qui corrigera sans savoir à qui appartient le texte entre ses mains. Cela fonctionne depuis plus de deux ans à la faculté de Médecine, à l’Unilu.

Le bon côté de ce modèle, c’est de pousser les étudiants à mieux se préparer et à être sûrs du seul facteur possible pour réussir : le travail. Cela évite, tant aux étudiants qu’aux enseignants, la honte et les soupçons. Pourquoi ne pas adopter cette pratique partout? C’est pourtant facile avec l’informatique! Ainsi, on sauverait la vie aux victimes des PST et on encouragerait les harceleurs.

 

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Les commentaires récents (6)

  1. Excellente article, la correction à l’aveugle est sans doute une méthode efficace non seulement pour arrêter le phénomène PST mais aussi la corruption sous ses autres formes dans nos universités, c’est une méthode qui pousse tout les étudiants en général à travailler dur pour la réussite ainsi donc j’ai salue cette initiative génialissime, merci et bon courage au rédacteur de cet article

  2. je partage ton opinion frère,je me rappel bien en première année de médecine,nous étions nombreux à y entrer intelligents mais suite aux conditions qu’on a eu à trouver sur place, notre niveau avait dégringolé comme par magie et la plupart des gens avaient échoués mais avec l’arrivé d’un nouveau doyen tout a changé parce que ce dernier à insérer ce système « correction à l’aveugle »

  3. Bonne idée ou encore appliquer la méthode de questionnaire avec assertion comme pour les exetats et l’Université Protestante de Lubumbashi (UPL) l’applique depuis quelques années et j’en ai bénéficié comme étudiant en ayant même des distinctions alors que le jury me bloquait avec le système traditionnel…

  4. Je suis à L’ISTM/KINSHASA, le système d’anonymat dans ma correction a même été informatisé avec un logiciel spécial de gestion des activités académiques. Beaucoup plus efficace que le codage manuel.

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