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Coupure d’Internet : ils n’ont eu qu’à dire « Que le silence soit ! »

Couper Internet au Congo est devenu un jeu adulé par les gouvernants Congolais. Même si ce sont les réseaux sociaux qui sont visés en priorité, au pays de Lambert Mende on ne fait pas de demi-mesure. Son et image sont coupés, c’est le silence sur la toile qu’on impose.

Le Congo ce pays de la rumba, ce pays de la musique et des échanges, ce pays des bruits et des sonorités, dans la vie réelle comme sur les réseaux sociaux est réduit au silence depuis le 31 décembre. Sur décision du gouvernement, et pour empêcher la propagation des vrais et faux résultats des élections, le black-out a été imposé par le gouvernement via les fournisseurs réseaux. Ceux qui devraient s’assurer de la garantie que tout Congolais puisse s’exprimer sont ceux qui l’ont carrément foulé au pied. Ils ont dit : « Que le silence soit » et le silence fut.

Espérons que d’ici quelques heures la mesure sera levée maintenant que la Céni a déclaré Félix Tshisekedi vainqueur à la présidentielle.

Le Congo c’est 2 345 000 kilomètres carrés, plus de 80 millions d’habitants dont près de 10% utilise internet pour communiquer. Couper internet et les messages textes c’est ramener ce vaste pays des siècles en arrière et le transformer en une vraie brousse dans laquelle communiquer ne peut se faire que par le bouche à oreille, sans outils connecté interposé.

Et si on ramenait internet ?

La webosphère congolaise en aura pris un coup durant ces 10 jours de black-out. Les pages Facebook les plus commentés l’ont été moins ou presque pas. Les Kinois ont réappris à parler et à partager en famille. Et ceux qui n’ont pas pu se résoudre à la mesure de coupure se sont réfugiés vers des pays voisins.

La coupure d’Internet aura été comme une césure entre les cris et les sons de la campagne électorale et l’après élection. D’ailleurs qui sait, quand le prochain président sera connu, ce silence imposé pourrait devenir l’amour de nos nouveaux dirigeants et être prolongé.

En tout cas, durant les dix derniers jours, le Congo de la toile aura vécu ses hauts et ses bas. Et si on ramenait maintenant Internet ?

 

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