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Exploitation d’enfants, mariage forcé, l’esclavage n’est pas mort en RDC

En République démocratique du Congo, l’esclavage perdure sous des formes modernes. Au sein de la population, rares sont ceux qui prennent vraiment conscience de ses ravages. Et du côté de l’Etat, on ne fait pas grand-chose pour stopper ce phénomène.

Voici à mon avis les différentes formes d’esclavage qui existent toujours dans notre pays :

Le mariage forcé

C’est une pratique trop répandue au Congo. Bien que la pauvreté en soit la cause, l’ignorance de certains parents et l’inaction de l’Etat congolais jouent un rôle prépondérant dans l’existence des mariages forcés. Eliza, une jeune mère de trois enfants, témoigne : « J’avais 16 ans lorsque mon oncle m’a forcée à aller vivre chez le garçon qui m’a mise enceinte et j’ai été obligée de quitter l’école. » L’histoire d’Eliza n’est pas un cas isolé. Au Congo, le mariage forcé détruit la vie de nombreuses jeunes filles.

Les enfants forcés à travailler comme domestiques

Certains font venir chez eux un enfant, généralement issu d’une famille modeste, pour qu’il s’occupe des tâches ménagères. Les victimes ne reçoivent presque aucune rémunération en contre partie de leur prestation et ne sont pas non plus scolarisés. Parfois, la promesse de leur offrir un toit et de la nourriture sert de prétexte pour les arracher de leurs familles souvent incapables de les nourrir. « J’ai vécu 15 ans chez ma tante et c’est moi qui m’occupais de ses enfants. Mais elle s’opposait obstinément à l’idée de me scolariser. Ce fut une énorme perte de temps pour moi », confie Katty.

L’exploitation des enfants dans l’industrie de recyclage des métaux

Ils sont nombreux dans la ville de Goma ces enfants qui errent pour ramasser des objets en métal. Cependant, ils le font au péril de leur vie. Au-delà du risque de se faire tabasser partout où ils vont, ces enfants sont exploités et le prix auquel ils revendent le métal est dérisoire : environ 100 FC le kilo, soit 0.05 $. Il leur faut parfois une journée et demi pour réunir une telle quantité de métal. Je vous laisse imaginer le coût humain qui fait tourner cette industrie à l’échelle mondiale.

Le fléau du proxénétisme

C’est le fait de générer des profits sur l’activité de prostitution d’autrui grâce au pouvoir que l’on exerce sur les personnes qui se livrent à cette pratique. Le proxénétisme s’opère généralement de deux manières : soit les victimes versent une somme d’argent à leur chef à la fin de chaque journée/semaine, soit celui-ci perçoit tous les paiements et redistribue l’argent à ses protégées selon son gré.

Les victimes sont souvent des orphelines issues des familles pauvres ou des filles qui jadis vivaient dans la rue. Ces pratiques se font souvent dans la dissimilation totale et sont parfois tolérées par la société. Il est donc de la responsabilité de chacun de les combattre à son niveau.

 

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