Guerre rangée entre la ministre Mushobekwa et l’opposant Kamitatu
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Guerre rangée entre la ministre Mushobekwa et l’opposant Kamitatu

Entre Olivier Kamitatu, ancien ministre de Kabila devenu bras droit de l’opposant Moïse Katumbi, et la ministre des Droits humains Marie-Ange Mushobekwa, ce n’est pas une histoire d’amour. Les deux personnalités sont à couteaux tirés. Leur guerre a lieu sur Twitter. Ils s’envoient des flèches empoisonnées !

La « rixe » se passe en six tweets. Tout commence le 10 septembre. Olivier Kamitatu tweete, en « tapant » sur la ministre des Droits humains. Il l’accuse de violer l’accord du 31 décembre 2016. Il en veut pour preuve le maintien en détention de « prisonniers emblématiques » : Diomi, Muyambo, Diongo et Carbone. Mais puisqu’on ne devrait pas s’amuser avec Mushobekwa, la réplique de la ministre n’a pas tardé. Elle renvoie la question à Olivier Kamitatu : « Diomi était en prison pendant que vous étiez au gouvernement. Aviez-vous démissionné pour autant ? »

Bon, la question est posée. Rappelons tout de même que ces prisonniers font l’objet de nombreuses réclamations de l’opposition dans le cadre des mesures de décrispation prévues dans l’accord de la Saint-Sylvestre. Mais jusqu’à présent Kinshasa ne cède pas.

On ne joue pas avec Mushobekwa, une ministre en fonction !

Plus sévère dans un autre tweet, la ministre envoie Kamitatu faire une cure d’âme auprès d’un exorciste en vue de « recevoir une véritable délivrance après avoir passé sept jours dans une baignoire pleine d’eau bénite ». C’est la voie selon elle, comme si elle était devenue voyante, de le voir libéré de « tous les mauvais esprits et les diables rouges qui [le] hantent ». Rhétorique qui colle bien à l’image du fil de ses messages sur Twitter. La ministre tweete plus sur la Bible, et retweete le pape, qu’elle ne le fait sur son propre ministère.

Aussi, dans un autre tweet, Marie-Ange Mushobekwa présente Kamitatu comme un « traître ». « Vous avez témoigné à charge contre votre ami d’enfance qui vous avait tout donné. Il aurait pu mourir en prison et vous seriez co-responsable. Vous êtes juste un taureau sans corne », martèle la ministre. Et pour clore l’ire, elle note que Kamitatu est né « après la honte », et qu’il est « ingrat », et qu’elle n’aurait « aucune » leçon à recevoir d’un homme versatile comme lui.

La ministre laisse entendre qu’on ne devrait pas témoigner à charge contre un ami d’enfance. Surprenant ! Par ailleurs, sur son compte Twitter, Kamitatu donne l’aire d’être moins engagé dans l’escalade verbale. Pourtant en réalité, il ne badine pas. « Quoiqu’on dise, chante ou pleure, lance-il ironique, tapez tout simplement sur Google 4 mots : « Droits humains RDC 2018 ! Et vous lirez un bilan consternant qui justifie pour certain(e)s – à défaut d’en tirer gloire – une raison banale d’exister ! Ne dit-on pas que chaque jour est une vie ! »

 


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Les commentaires récents (1)

  1. J’aimerai bien dire que le mots ujana veux tout simplement dire jeune mais en RDC le mots ujana prend une signification comme des filles qui ne s’habille pas comme il faut des filles impolies hors que c’est ne pas sa.

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