Hortense Ntumba vendeuse de désinfectants
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Hortense Ntumba, la vendeuse de désinfectants à Mbujimayi

Ntumba Hortense est une de ces braves femmes entrepreneures de Mbujimayi. Pour elle, l’autonomisation de la femme ne peut se concrétiser que par l’entrepreneuriat. Cette mère de 9 enfants ne croise pas les bras pour tout attendre de son mari. Elle a choisi un métier qui lui réussit depuis plusieurs années : la vente des produits désinfectants.

La bonne qualité de ses produits lui attire de nombreux clients. Ce ne sont pas des produits importés, Hortense les fabrique elle-même localement. Désormais, on recourt de plus en plus à ses services. Maisons, bureaux, hôtels, toilettes, etc., sont parmi ses clients.

Grâce à son travail, Hortense Ntumba réussit à subvenir aux besoins de sa famille. Voilà le genre de femmes à encourager. « Je ne pouvais pas croiser les bras pour attendre que mes enfants m’envoient de l’argent ou m’achètent des habits, etc. Je n’aime pas la politique de la main tendue. Voilà pourquoi j’ai créé mon propre business », raconte-t-elle en arborant un sourire de femmes d’affaires.

Un secteur oublié par les entrepreneurs

Parfois, pour réussir dans l’entrepreneuriat, il vaut mieux se lancer dans ce que tout le monde ne fait pas. C’est ce qu’a fait Hortense. Elle a découvert un secteur où très peu de gens investissent et où les meilleurs produits sont rares. En faisant sa propre étude du marché, elle s’est rendue à l’évidence que le besoin en désinfectants est grand, surtout avec le boum immobilier et hôtelier à Mbujimayi. C’est alors que Hortense a lancé son business.

Elle dévoile sa stratégie : « Plusieurs entrepreneurs échouent souvent parce qu’ils veulent toujours faire ce que les autres font. Pour moi, c’est ce que vous négligez qui m’inspire. Et en fabriquant mes désinfectants, je sais que je n’ai presque pas de concurrents à Mbujimayi. J’ai ciblé les hôtels, les écoles, les bureaux… Bref, Partout où l’on a besoin de produits pour lutter contre les odeurs, les mouches, etc. »

Tout a commencé en 2014

Ce qui a motivé Hortense à entreprendre, c’est une formation qu’elle avait suivie en 2014 sur l’artisanat et les activités génératrices de revenus. On lui a appris à fabriquer des savons et d’autres  choses. Aujourd’hui, elle fabrique elle-même sa marchandise qu’elle vend suffisamment bien à Mbujimayi. Par verre, bouteille, bidon de 5 litres, les désinfectants de Hortense sont accessibles à toutes les bourses. Même les plus démunis peuvent les acheter pour désinfecter leurs maisons et toilettes. « Avant, c’est moi qui cherchais les clients. Mais aujourd’hui ce sont les clients qui me cherchent, simplement parce que mes produits sont d’une meilleure qualité », explique-t-elle.

En dehors des désinfectants, Hortense s’adonne également a l’élevage de volaille. Et elle n’est pas égoïste avec son boulot, car elle se dit ouverte à quiconque a besoin d’apprendre à fabriquer des désinfectants et même des savons artisanaux.

 

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Les commentaires récents (4)

  1. Tout est possible même dans les zones les moins nanties et fournies: bon vent à notre chère maman et compatriote Hortense…

  2. Très bonne expérience.. Je suis d’accord avec sa conclusion. Il ne faut pas faire la même chose que tout le monde. C est la qu’on échoué souvent. Elle a été pionnière. Voilà. Elle gagne le marché

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