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Entre Kabila et les Congolais, je t’aime moi non plus

Le temps passe, les hommes changent. Le pouvoir transforme les hommes d’Etat. Le jeune homme, Joseph Kabila, arrivé inopinément au pouvoir suprême en 2001 en RDC, est aujourd’hui plus impopulaire que jamais. Il ressemble désormais à beaucoup de dirigeants africains qui veulent rester à vie sur leurs trônes, tels des rois.

 « Tout change, tout évolue, seuls les imbéciles ne changent pas », chantait le célèbre reggae-man ivoirien Alpha Blondy. En RDC, à son arrivée au pouvoir après la mort de son père en 2001, Joseph Kabila, encore jeune homme aux apparences calmes, s’attire la sympathie d’une bonne frange de la population. Laurent Désiré Kabila, un président assassiné et qui est remplacé par son propre fils, à l’époque, cela n’avait rien de surprenant en politique africaine. La population entamait alors une belle « histoire d’amour » avec son nouveau président. Elle le prouve lors des élections de 2006. Kabila fils est élu avec 58,05%. C’était là, la première élection présidentielle libre et démocratique au suffrage universel en RDC.

Le pays longtemps rongé par des conflits et des guerres se voit donc offrir un nouveau départ. Le nouveau jeune président incarne alors un Congo uni, fort et prospère. Les Congolais se laissent vite charmer par la promesse des « Cinq chantiers », un programme du chef de l’Etat visant l’amélioration de différents secteurs de la vie nationale. Kabila gagne ainsi les cœurs de beaucoup de Congolais en accomplissant quelques actions d’envergure, mais pas assez pour augmenter la confiance que lui accordait la population.

Après 2011, la lune de miel est finie

Le second mandat de Joseph Kabila, obtenu dans des conditions douteuses en 2011, est loin d’être une réussite. L’homme perd la confiance de nombreux Congolais. De plus, il essaie toute sorte de manigances pour se maintenir au pouvoir au delà du délai constitutionnel. Aujourd’hui, la population n’arrête pas de manifester son dégout vis-à-vis du pouvoir en place en réclamant sans délai la chute du régime.

Du non respect des droits de l’homme, en passant par des conflits armés à l’Est et même au centre du pays, sans compter la répression dans le sang des manifestations publiques, on ne peut pas dire que l’état du pays va pour le mieux. La relation président-population s’est gâchée au fur et à mesure. Qui aurait pu imaginer que le jeune président populaire porteur d’espoir en 2006 se transformerait en un homme d’Etat dont la majorité de la population réclame le départ chaque jour qui passe ?

 


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