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A Kalehe, l’entêtement d’un officier de l’armée crée le drame

« Un drame », le mot a été repris par plusieurs médias pour désigner le naufrage qui a coûté la vie à plusieurs personnes sur le lac Kivu la semaine qui s’achève. Le gouvernement – qui demande que les responsabilités soient établies – a décrété un deuil national.

Le 18 avril, le président Tshisekedi s’est rendu à Kalehe dans le Sud-Kivu après le naufrage d’une pirogue motorisée sur le lac Kivu. La pirogue naviguait en provenance de Goma. Félix Tshisekedi a décrété un deuil national, indique Radio Okapi.

Interdiction de voyager sans bouées de sauvetage

« Désormais aucun bateau ne devrait naviguer sans bouées de sauvetage pour chaque passager. Le président de la République en a remis 1000 au gouverneur de la province », écrit Radio Okapi. « Plusieurs corps flottent sur le lac Kivu du côté rwandais », annoncée pour sa part Actualité.cd le samedi 20 avril. Aussi, le jour de l’accident, le média a parlé de trois corps repêchés et une trentaine de rescapés pris en charge. « Selon le bilan officiel, poursuit-il, au moins 150 personnes sont portées disparues dans le naufrage d’une embarcation de fortune qui quittait Kituku à Goma pour Kalehe ».

Un bilan lourd consécutif au refus volontaire des mesures de sécurité

Au sujet du nombre de passagers sur l’embarcation qui a fait naufrage, d’après le gouvernement provincial du Sud-Kivu, indique Politico, il y aurait eu une centaine de personnes à bord. Et les rescapés évoquent la surcharge comme cause principale de la catastrophe. Pour sa part, La Prospérité, avance les chiffres de 13 morts et 114 disparus.

« Un colonel de la Force navale épinglé », révèle Jeune Afrique. Le média donne des « éléments de l’enquête », et désigne une « négligence humaine » d’après la déclaration du président Tshisekedi. Il cite l’absence de contrôles requis « sous influence du colonel de la Force navale Bahati », écrit JA. Ce journal précise, en citant des témoins, que cet officier « ne considère personne et fait ce qu’il veut ». Le soir du drame, c’est lui qui aurait « autorisé à appareiller ».

 

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