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Interpellation de Kalev Mutond : plus de peur que de mal ?

Vraie-fausse interpellation ou sérieux motif d’inquiétude pour l’ancien patron de l’Agence nationale des renseignements ? En tout cas, l’opinion était tenue en haleine durant les quelques heures pendant lesquelles Kalev Mutond a été interrogé par les services qu’il dirigeait encore l’an passé. Tweets salés et breaking news des médias en ligne ont alimenté les conversations des Congolais ce mercredi 12 février 2020. Reste à savoir si tout cela constitue un signal fort pour le camp de Kabila.  

«Très urgent : L’Acaj vient d’apprendre de sources fiables de la RVA à Nd’jili à Kinshasa l’arrestation de M. Kalev Mutond, ancien AG de l’ANR, et son transfert à la direction générale de l’ANR », tweetait Georges Kapiamba, défenseur des droits de l’homme. Ces quelques mots ont fini par mettre en émoi les uns et libérer la joie des autres. De la matière pour la twittosphère congolaise déjà bien gâtée par une série de mésaventures des personnalités du monde politique et de la musique. Et dans mon coin, je réfléchissais déjà au titre d’un article émouvant sur la gloire et la chute du superflic de Kabila.

Il fallait peut-être s’y attendre. Pour un « petit événement » de cette nature, les interprétations des uns et des autres n’allaient pas forcément se rejoindre. Interpellation, Invitation ou visite de courtoisie ? Selon que l’on s’appelle Kalev Mutond ou son détracteur, on devait avoir sa lecture de la chose. Parole donc au concerné : « Je viens de rentrer aujourd’hui et j’ai eu une raison de rendre visite dans son bureau à mon ancien adjoint qui est aujourd’hui administrateur général de l’ANR. Il n’y a aucun problème. J’ai voyagé et je suis retourné au pays avec mon passeport diplomatique. »

Surement, on ne saura pas tout de cette affaire tant l’intéressé et l’organisation qui l’a interpellé sont tous adeptes du secret. Le secret faisant partie de leur culture de travail. Je dirais que Kalev Mutond n’a pas été moins heureux d’avoir eu affaire à des hommes qu’il connait bien et qui lui ont garanti un certain traitement de faveur : aucune caméra avant, pendant et après l’interrogatoire.

Affaire à suivre…

 

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