Gouvernorat du Kasaï-Oriental à Mbujimayi
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Les Kasaïens riches, venez investir au Kasaï

Je ne suis pas Kasaïen mais je suis heureux de vivre à Mbujimayi. Et je sais qu’il y a  beaucoup de riches au Kasaï. Il y a même des millionnaires. Certains vivent dans d’autres provinces, mais la majorité d’entre eux est à l’étranger. Problème : ils n’investissent pas dans leur province.  C’est ce que je leur reproche.

J’écris ce billet comme une interpellation car le besoin d’investissements se fait sentir dans le Grand Kasaï. Il est temps d’aider le président Félix à changer l’image de sa province d’origine. Chers hommes et femmes d’affaires du Grand Kasaï, venez implanter des entreprises et créer des emplois en faveur de la jeunesse kasaïenne. Cela pourrait stopper l’exode massif de cette jeunesse vers d’autres provinces du pays. Le Kasaï souffre : pas d’eau courante en permanence, pas de routes, une électricité insuffisante…. Tous les services sociaux de base sont presque inexistants.

Aucun pays au monde ne peut se développer uniquement par l’action du gouvernement. Il y a toujours l’apport non négligeable du secteur privé. Ce secteur permet la création des richesses et l’émergence d’une classe moyenne dans une nation, une ville ou province. Cela, par le moyen des hommes et femmes fortunés qui créent des entreprises et des sociétés privées. Souvent, certains Kasaïens ne reviennent au Kasaï que dans un cercueil, pour être enterrés dans leurs territoires d’origine. Jamais on ne les a vus quand ils étaient encore en vie.

Kasaï-Oriental, « province présidentielle »

Le Kasaï-Oriental, que l’on peut qualifier de « province présidentielle », devrait changer son visage grâce à ses fils et filles riches au pays où dans la diaspora.   Au lieu de se limiter à construire des hôtels, boutiques, magasins, stations services et créer des emplois ailleurs, – ce n’est pas mal – il est plus que temps de montrer vraiment l’amour de votre province et soutenir le chef de l’Etat en entreprenant dans vos villes et villages natals.

Aujourd’hui Mbujimayi, chef-lieu de la province, n’est resté ville que de nom. Investir au Kasaï entrainera l’accompagnement de l’Etat. Lorsque vous construisez, l’Etat sera obligé de vous arranger les routes, de vous donner l’eau, l’électricité…

Certaines parties de la province, si elles sont valorisées, pourraient être exploitées comme des sites touristiques à même de générer des devises. C’est le cas du lac Munkamba, un site magnifique qui n’attend qu’à être valorisé par des constructions et des activités. On est fatigué de la multiplicité de bureaux d’achat de diamant qui n’ont que très peu construit la province.

Pour éveiller les Kasaïens riches partout dans le monde, j’ai jugé bon de mentionner quelques-uns d’entre eux : Mutombo Dikembe, Alphonse Ngoyi Kasanji, Cardozo Muamba, Serges Kasanda, Bismarck, Mona Luxe, etc.

Vous n’avez plus d’excuses, le combat est terminé. Plus question de combattants, parce que le nouveau régime appelle tout celui de la diaspora qui le veut à rentrer au bercail.

 

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Les commentaires récents (8)

  1. Déjà, j’ai vu sur la page facebood d’un des collègues habaristes que MUTOMBO DIKEMBE a fait un tour en Mbuji-mayi pour parler de son projet de construction d’écoles primaire et secondaire. Votre blog est venu à point nommé…

  2. Bonjour. « … le nouveau régime appelle tout celui de la diaspora qui le veut à rentrer au bercail. »

    Qu’entendez-vous par régime ?

  3. C’est l’ex-gouverneur Ngoy Kasanji qui est à la base de ce problème avec ces taxes parallèles, il faudrait que l’on fasse l’audit de la gestion de Ngoy Kasanji

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