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Kisangani : lisekwa, cette autre pratique des Boyomaises dans le mariage

A Kisangani, se marier n’apporte pas forcément la paix et le repos. Il faut se serrer les coudes pour tenir le coup. Mais il arrive souvent que la femme claque la porte.

Parfois les Boyomaises ne supportent pas les difficultés qui surviennent dans le mariage. Bien sûr, pas toutes les Boyomaises. Certaines, nouvellement mariées, font simplement leurs valises et retournent auprès de leurs parents. Moi je dis qu’il faut résoudre le problème au sein du foyer et avancer. La vie en couple n’est pas faite que de roses, il y a aussi des épines, des caprices… Il faut s’y habituer, sinon, pas de mariage ! Cela vaut aussi pour l’homme.

Pas besoin de lisekwa

Il n’est pas rare à Kisangani de voir son épouse faire des replis stratégiques chez ses parents afin de vous contraindre à la suivre. Cette pratique tout-à-fait drôle est appelée lisekwa. C’est-à-dire, lorsqu’il y a une querelle quelconque dans le foyer, la femme rentre chez ses parents. Il faut aller la chercher !

Qu’est-ce qui motive ces va-et-vient au « bercail » lorsque tout ne semble pas marcher ? Les Boyomaises sont-elles vraiment faites pour le foyer ?

Violence conjugale ou absence de tolérance ?

Devant la foule, les mariés se jurent de passer le reste de leur vie pour le meilleur et pour le pire. En le faisant, ils sont applaudis.

Malheureusement, certains le font juste pour remplir cette formalité qui est un des passages obligés pour que le pacte soit scellé. En tout cas, certaines femmes de Kisangani supportent rarement le pire. Pour elles, c’est le bonheur qu’il faut et non le contraire.

Lorsque les moments sombres se présentent, hop ! c’est le retour chez les parents : parfois à cause de petites divergences de vue qu’elles trouvent intolérables. Tout cela pour permettre aux parents d’interférer dans leurs affaires de couple.

Le règlement des différends en interne c’est mieux

En acceptant de se marier, on s’accepte mutuellement. On accepte les forces et les faiblesses de son (sa) conjoint(e). Pourquoi en cas de simple vent faut-il retourner en famille ? Je dis : non, non et non. Cette habitude n’a pas sa raison d’être. Il faut savoir se supporter, se faire confiance et régler toute brouille à l’amiable.

 

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