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Ils avaient promis zéro mort…

Rossy Mukendi, c’est le nom de la personne tuée à l’église Saint Benoît de Kinshasa pendant les manifestations populaires de ce dimanche 25 février 2018. Ce militant pro-démocratie du mouvement citoyen Collectif 2016 n’est cependant pas la seule victime de cette énième répression des manifestations par le pouvoir de Kinshasa. Des victimes sont comptées dans plusieurs autres villes du pays.

Ce dimanche 25 février, nous avons assisté à une nouvelle preuve de l’opiniâtreté du pouvoir de Kinshasa. Les manifestations décrétées par le Comité laïc de coordination de l’Eglise catholique soutenu par l’opposition politique, d’autres confessions religieuses, les mouvements citoyens et bien d’autres couches de la société civile congolaise, ont une nouvelle fois été réprimées.

« Objectif zéro mort » avez-vous dit ?

Bien que la mort du regretté Rossy Mukendi soit la seule pour le moment à être confirmée, il semble qu’il y ait eu bien d’autres morts à l’intérieur du pays et peut-être même à Kinshasa si l’on en croit le communiqué du CLC qui fait état d’au moins 2 morts confirmés à Kinshasa et un autre mort confirmé à Mbandaka.

Donc au moins trois morts, pourtant la veille la police à Kinshasa a affirmé tout haut s’être fixé l’objectif « zéro mort » au cours de ces manifestations. Lu sur le site d’information Actualité.cd, le général Sylvano Kasongo commandant de la police dans la capitale congolaise déclarait, « Objectif zéro mort, parce ce que nous sécurisons, c’est la population, nos compatriotes. J’ai dit aux policiers de ne pas tirer sur la population qui est une population civile, qui n’est pas armée. Nous avons d’autres méthodes pour maintenir l’ordre public. On a le matériel non létal. On n’a pas le droit de tirer sur la population à balles réelles. Nous serons fermes, mais nous serons courtois ». Cela n’a pas visiblement pas été le cas quand l’on constate que le bilan qui n’est que provisoire parle de plus d’un mort.

L’internet une fois de plus coupé

Bien qu’elles aient bel et bien eu lieu ces manifestations, c’était encore une fois sans Internet. La coupure, devenue petit à petit l’une des armes principales du gouvernement pour réprimer les manifestations, a été encore été utilisée ce dimanche.

C’est aux environs de 9 heures, heure de Kinshasa, une heure de plus à l’est du pays que l’Internet a été coupé sur toute l’étendue du pays. Cette fois-ci, sans aucune explication. La veille, le ministre des PTNTIC Emery Okudnji Ndjovu démentait pourtant une rumeur circulant sur une probable coupure d’Internet. Sur son Twitter, il a également lancé un appel au calme. « Interdire en tout ou en partie, et durant le temps qu’il détermine, l’usage des installations de télécommunication. Il revient pleinement à l’Etat d’apprécier la menace sur la sécurité publique avec probabilité d’interrompre l’internet. J’appelle la population au calme » a-t-il dit. Quelques heures après, soit dimanche dans la matinée, Internet a brusquement été coupé alors que les affrontements commençaient. Quel dommage !

 


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