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Mondial Russie 2018 : la Snel ne joue pas fair-play

Le Mondial en cours en Russie se joue aussi sur le terrain de Lubumbashi en RDC. Aux chaleureux « buuuut ! » succèdent des « aaaah ! » durant différents matchs. Non pas des « aaaah » contre des buts ratés, mais plutôt contre des coupures intempestives d’électricité pendant les matchs par la Société nationale d’électricité (Snel).

Les Léopards de la RDC ne jouent pas ce Mondial Russie 2018, mais cela n’entame en rien la ferveur de nombreux Congolais. Ils sont beaucoup à regarder les matchs. Les prestations des joueurs, surtout celles des grands noms du foot comme Messi ou Ronaldo, et de leurs équipes respectives sont scrutées à la loupe. Les fans les décortiquent au cours des échanges entre passionnés du ballon rond. Pourtant, ce ne sont pas seulement les compétiteurs qui sont actuellement au pays de Vladimir Poutine qui font parler d’eux. A Lubumbashi, les agents de la Snel aussi sont au cœur de ce mondial et le jouent à leur manière, en coupant le courant.

Dans certains quartiers de Lubumbashi, les coupures, souvent injustifiées, n’interviennent que juste avant les matchs, ou lorsque ceux-ci se déroulent et surtout au moment des séquences intéressantes. « Les coupures d’électricité en plein match, c’est arrivé déjà vendredi 21 juin lors de France-Australie. Pareil lors du match qui opposait l’Espagne au Portugal », déplore Taty, un jeune du quartier Gambela à Lubumbashi.

De l’argent pour rétablir le courant

Ce genre de coupures semble s’intensifier en cette période du Mondial, et l’on s’interroge si ce n’est pas là un autre spectacle plutôt de mauvais goût que la Snel se plaît à offrir aux Congolais amoureux du football. Imaginez, vous regardez les matchs à la télévision, vous vous régalez du beau jeu, vous applaudissez les stars et les hommes des matchs et puis, pouf, pas de courant ! Ecran noir, et c’est l’œuvre de la Snel.

Les rusés qui gèrent les cabines électriques savent ce qu’ils font en réalité. Parfois, ils coupent volontairement le courant et exigent de l’argent pour le rétablir. « Lorsque nous avons contacté l’agent qui gère notre cabine électrique pour rétablir notre ligne, il nous a fait comprendre qu’il ne peut pas le faire gratuitement », explique le jeune Taty. Tout est ainsi clair pour cette autre équipe très présente au Mondial Russie/Snel 2018. Il faut donc mobiliser les personnes privées d’électricité pour qu’elles cotisent de l’argent et paient la Snel afin que les téléviseurs se rallument…

Cette situation met en lumière une gestion déplorable et désordonnée des cabines électriques dans différents quartiers de Lubumbashi. Mais nous constatons, en plus, que cette « équipe » congolaise de la Snel – qui joue ce Mondial Russie 2018 à distance – n’est pas fair-play.

 


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Les commentaires récents (1)

  1. Une organisation communautaire solide et à la base pourrait permettre de ne pas toujours subir ce genre de comportement condamnables.

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