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Webocratie : Top 5 des fake news qui ont remué la toile en RDC

On sait à quel point les fake news peuvent induire des citoyens en erreur et les pousser à porter un mauvais jugement sur des faits ou des individus. Il arrive aussi que les infox se révèlent bien plus dangereuses qu’on ne le pense. En voici quelques-unes qui ont défrayé la chronique en RDC.

Corruption des leaders religieux

Ces derniers jours, une affirmation basée sur un faux document a été attribué à l’ONG Transparency International. Selon ce document, des leaders des cinq des six confessions religieuses auraient perçu « chacun 75 000 dollars américains pour imposer un candidat comme président de la Céni ». Transparency International a démenti cette information. Elle avait pourtant été reprise par de nombreux organes de presse et de mouvements citoyens qui se sont par après rétractés.

Disqualifiée suite à sa grossesse

Pendant les jeux olympiques de Tokyo 2020, des informations faisant état de la disqualification de la Congolaise Naomie Katoka pour cause de grossesse se répandent sur la toile. L’athlète est prise à partie et la toile épingle son « manque de professionnalisme » dans une compétition de si haut niveau. Vérification faite, elle avait en réalité été écartée pour surpoids.

Poubelles qui débordent à Kinshasa

Des images ont circulé à Kinshasa montrant des poubelles publiques de l’opération Kin Bopeto débordant d’ordures sur le boulevard du 30 Juin. La ministre provinciale de l’Environnement, Laëtitia Kabamba, révélera plutôt que des inciviques avaient forcé les serrures des poubelles et déposé des immondices pour les prendre en photo.

Un haltérophile fait insulter le Congo

En RDC, les contre-performances des athlètes ou des entités administratives servent de base à la critique du régime en place dont on amplifie l’incompétence. En pleine campagne olympique, une vidéo montre un supposé haltérophile congolais qui s’écroule plusieurs fois après avoir échoué à soulever son haltère. Cette image est utilisée pour se moquer des Congolais dits « de père et de mère » et pour faire du Congo Bashing. Mais après vérification, l’haltérophile en question n’était pas du tout un Congolais, mais plutôt un citoyen colombien !

Attaque d’églises à Mbuji-Mayi

La presse a largement relayé des informations faisant état d’attaques de paroisses catholiques dans le diocèse de Mbuji-Mayi. Des images de statues brisées et de bancs cassés ont fait le tour des réseaux sociaux. Le problème est qu’il s’agissait non pas d’actes de vandalisme, mais de vol d’objets liturgiques depuis le mois d’avril. Ce qui n’a pas empêché les leaders politiques de s’empresser à condamner un saccage qui n’a jamais eu lieu.

Dans certains cas, ces fake news entraînent des tristes conséquences, comme ce fut le cas en Côte d’Ivoire où une activiste a été condamnée pour avoir incité à la violence, après avoir été induite en erreur par une fakenews.

 

 

 

 

« Cet article est écrit avec l’appui technique d’Internews, grâce au financement de la coopération suédoise, l’USAID et la coopération suisse.  Les opinions partagées dans cet article ne reflètent pas nécessairement les vues de l’Agence Suédoise de Développement International (ASDI), de l’USAID, la coopération suisse, ainsi que des gouvernements suédois, des États-Unis et suisse. »

 

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