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[Revue de presse] : Après Zuma, Kabila ?

Joseph Kabila résistera-t-il aux pressions qui s’accentuent sur son régime ? Le président congolais perd de ses soutiens presque inconditionnels, alors que ne faiblissent pas les critiques tant au niveau international que national. Après le Zimbabwéen Mugabe, il voit partir le Sud-africain Jacob Zuma traqué pour des soupçons de corruption.

Le site Politico voit dans la démission de Jacob Zuma, intervenue le 15 février, « l’onde de choc à Kinshasa ». Le média constate que majorité au pouvoir et opposition ont chacune leur lecture de la chute de « l’ami à Kabila ». Elle nourrit déjà « une rhétorique anti-Kabila à Kinshasa », commente Politico. Le site du magazine congolais relève, en plus, citant des milieux sud-africains et congolais très critiques, « des relations très personnelles entre les présidents Jacob Zuma et Joseph Kabila ».

Côté pouvoir, d’après le même média, on ne se presse pas de faire de déclarations. L’unique réaction recueillie est anonyme : « L’Afrique du Sud n’est pas la RDC. Et de toutes les façons, nous le savions depuis longtemps », rapporte Politico.

Et Joseph Kabila dans tout ça ?

Si elle gêne à Kinshasa, la démission de Zuma, c’est peut-être aussi à cause des mots qui l’ont accompagnée. Le site Mediacongo, présentant une démission de Jacob Zuma « avec effet immédiat », n’oublie pas cette phrase devenue célèbre en RDC : « Ne vous trompez pas, aucun leader ne doit rester au-delà du temps qui lui est imparti par le peuple. Aucun leader ne doit chercher une sortie facile. »

On peut lire, parmi la dizaine de réactions à cet article resté très factuel, des commentaires des internautes. Parmi lesquels celui-ci qui lance : « La tempête continue son [bonhomme de] chemin, le tour de JKK [Joseph Kabila Kabange] est proche, dans la vie, il y a toujours un début et une fin. Le bout du tunnel congolais s’aperçoit. »

Retour aux élections hypothétiques fixées au 23 décembre

« Les evêques [catholiques] insistent pour des élections transparentes ! », titre La Prospérité, site d’un quotidien kinois. Le constat a été fait par le président de la Cenco, Monseigneur Marcel Utembi, évoquant un passage de la Bible : « Si je sors dans la campagne, voici des hommes percés par l’épée ; si je rentre dans la ville, voici des hommes tourmentés par la faim. Même le prophète et le prêtre parcourent le pays sans rien comprendre. »

Le prélat précise : « Face à l’incertitude qui plane sur notre pays, nous sommes portés à nous poser constamment la question de savoir: que devons-nous faire pour que le peuple ait la vie et qu’il l’ait en abondance ? »

Les Congolais mal servis par leurs dirigeants

L’autre pique, vient de la part de Kofi Annan, ancien patron de l’ONU. « Pour Kofi Annan, les Congolais sont « mal servis par leurs dirigeants » », titre Cas-Info. Des mots qui font réagir sur Internet notamment alors que peu de temps avant, les Etats-Unis ont ébranlé la quiétude de la Ceni en s’opposant à l’utilisation de la machine à voter lors de prochaines élections en RDC.

Et l’ancien secrétaire général de l’ONU de souhaiter « de bonnes élections » comme l’unique moyen pour sortir de la crise. « Une action urgente pour garantir des élections libres et équitables est une première étape cruciale pour restaurer la stabilité politique », rapporte Cas-Info.

 


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