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Décrispation entre Kabila et la Belgique ?

Ils se sont parlé, à la surprise générale, alors qu’ils entretenaient jusque-là un climat de méfiance. Joseph Kabila et le Premier ministre belge Charles Michel ont profité de la 73e session de l’Assemblée générale de l’ONU à New-York pour relancer les contacts en froid depuis plusieurs mois.

Joseph Kabila et Charles Michel échangent sur « l’amélioration des relations bilatérales », résume Radio Okapi sur son site web. Le Premier ministre belge s’est montré confiant après cette entrevue. Cette rencontre va conduire à l’amélioration de la compréhension mutuelle entre les deux pays, explique le média.

Pour sa part, Cas-Info écrit : « Le Premier ministre belge, Charles Michel, plaide pour l’amélioration des relations bilatérales entre son pays et la RDC. » Une rencontre planifiée, laisse entendre ce média, par les ministres des Affaires étrangères des deux pays qui se sont rencontrés en premier.

Cependant, Cas-Info rappelle que l’ancienne puissance colonisatrice de la RDC « continue à insister sur le caractère inclusif du processus électoral, en plaidant pour la participation de [tous les] Congolais ». Alors que pendant ce temps, Kinshasa proteste contre l’ingérence étrangère dans les affaires intérieures du Congo.

Pour l’instant, l’heure semble au réchauffement des relations. En témoigne cette conversation retenue par Politico : « Didier ! Comment vas-tu ? », a lancé le président Kabila au chef de la diplomatie belge, rapporte le média qui y voit une « étrange conversation (…) dans les couloirs de l’ONU ».

Kabila refuse toute ingérence dans ses affaires…

A l’ONU, le président Kabila qui a pris la parole à la tribune, a demandé le début de retrait de la mission onusienne au Congo, la Monusco. En même temps, il a refusé toute ingérence dans les affaires intérieures. Mais tout ça, c’est « du déjà entendu », s’exclame Le Potentiel. Le journal dénonce, en plus, un bilan déconnecté de la réalité dressé par le président sur la situation sécuritaire.  « Tout ce que l’on peut dire, c’est que le président Joseph Kabila a raté une occasion d’écrire une bonne page d’histoire. On ne peut pas comprendre que dans un pays où les citoyens sont tués à coup de machettes, où n’importe qui peut rentrer et faire n’importe quoi, l’on soutienne que la situation est calme ! », déplore Le Potentiel.

C’est quand Le Phare rapporte « les points noirs du message de Kabila ». Ce média s’étonne, par exemple, que le président ait mentionné la mémoire de l’ancien secrétaire général de l’ONU, Koffi Annan, et « autant pour les morts de Beni ». Bien plus, remuant ainsi « le couteau dans la plaie de plus d’un originaire du Nord-Kivu », relève le média, Kabila a encore demandé le départ de la Monusco. Le Phare trouve « injuste de ne pas reconnaître aux casques bleus le mérite d’avoir planté le décor de la cessation des hostilités [depuis] 1999, en traçant une ligne de démarcation entre belligérants rebelles et gouvernementaux ».

 


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  1. Quelle a été la réaction du conseil de sécurité et d’autres membres permanents de nations unies suite à la déclaration du président Kabila ?

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