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Les examens prénuptiaux ne sont pas une formalité

Regrettant aujourd’hui sa décision de s’être mariée à un homme porteur de l’hémoglobine AS comme elle, Claudine, divorcée et mère de deux enfants souffrant de la drépanocytose, sensibilise désormais les jeunes filles. Elle les invite à prendre en compte le résultat des examens prénuptiaux dans le choix de leurs futurs époux.

Claudine n’était âgée que de 18 ans lorsqu’elle devait se marier. Après les tests prénuptiaux, l’électrophorèse d’hémoglobine avait montré qu’elle et son fiancé étaient porteurs de traits drépanocytaires, l’hémoglobine AS. Le médecin leur suggéra de renoncer à ce mariage. Mais ce fut peine perdue.

Aujourd’hui, Claudine regrette son choix d’il y a 15 ans. Elle se retrouve divorcée, répudiée par son mari pour n’avoir donné naissance qu’à des enfants souffrant d’anémie SS (drépanocytose). La jeune mère doit se démener seule pour supporter le coût très élevé des soins de santé de ses deux enfants.

Examen prénuptial, pas une formalité

« Je croyais que les tests prénuptiaux étaient juste une simple formalité. Mais j’ai compris plus tard que ces résultats étaient déterminants pour l’avenir d’un couple », avoue désormais Claudine. Un des objectifs des examens médicaux qui sont demandés aux fiancés avant de se marier est justement la recherche des maladies transmissibles et dangereuses. C’est ainsi que l’électrophorèse d’hémoglobine est réalisée pour déterminer s’il y a risque ou non que le couple donne naissance à un enfant drépanocytaire (personne souffrant d’anémie SS).

Les drépanocytaires sont exposés aux infections et à des anémies sévères qui nécessitent des transfusions, mais aussi aux douleurs généralisées et répétitives. Ces multiples problèmes de santé ont de graves conséquences sur leurs vies et constituent un lourd fardeau pour la famille. On dépenserait jusqu’à près de 2000$ chaque année pour les soins d’un drépanocytaire en RDC. Il faut être riche.

Que l’amour ne vous aveugle pas !

« J’étais aveuglée par l’amour. Je n’ai pas fait le bon choix et je vis actuellement une pénible expérience », témoigne Claudine qui s’est lancée dans la lutte contre la drépanocytose. Elle passe d’une congrégation chrétienne à une autre pour sensibiliser particulièrement les jeunes filles.  

Bien souvent, lorsqu’éclatent la drépanocytose et ses douloureuses crises pour les enfants et pour toute la famille, la femme est généralement désignée comme coupable en RDC. L’amour défendu avant disparait plus vite. Même ceux qui se sont convaincus que Dieu les aiderait perdent courage.

 


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Les commentaires récents (2)

  1. Quand cette pauvre femme dit qu’elle était aveuglée par l’amour, je pense que c’est ça le fond du problème et qu’elle se trompe quand elle dit qu’elle prenait les examens prénuptiaux pour une formalité : c’est plutôt l’avis du médecin qu’elle a pris pour une formalité ! Mais c’est vraiment une très brave femme quand elle se bat pour éviter aux autres femmes ce qui lui est arrivé et dont elle souffre tant.

    1. les examens prénuptiaux nous invitent à s’engager dans une realité belle et bien connue d’une part et d’autre part à etre de plus en plus conséquent de la décision à prendre en âme et conscience sans pour autant demeurer dans la politique d’Autriche.
      En conséquence que les couples concerné aborde cela sans tabou ni mythe
      Que les accompagnants s’associent au couple avec une approche de coaching pour le résultat responsable integrée

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