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Le président Félix Tshisekedi « champion des droits de l’homme » ?

Le mot est vite sorti : « Félix Tshisekedi, champion des droits de l’homme. » Déclaration qui apparaît dans la presse, alors que le nouveau président congolais a reçu Ida Sawyer, une défenseuse des droits humain qui avait été exclue de la RDC par l’ancien régime. Par ailleurs, une affaire fait parler la presse : la mise en garde à vue de l’ancien ministre de la Santé, Oly Ilunga.

« En 8 mois de présidence, Félix Tshisekedi champion des droits de l’homme en RDC, selon la FIDH », titre Cas-Info. En 8 mois que dure la présidence de Félix Tshisekedi, la situation des droits de l’homme s’est améliorée, estime Paul Nsapu. Pour ce secrétaire général de la FIDH (Fédération internationale des droits de l’homme), la situation s’améliore en RDC.

Champions des droits de l’homme

Félix Tshisekedi a pris le pouvoir « dans un contexte tendu caractérisé par la répression des manifestations et l’emprisonnement d’opposants par le précédent régime, de Joseph Kabila », explique Cas-Info. Dès son investiture, poursuit le média, le président a donné le ton. D’abord en « lançant un appel à toutes les instances d’autorités à veiller au respecter des droits humains ». Puis, en s’« engageant personnellement à bannir toutes formes d’abus ».

Autrefois persona non grata, la chercheuse de l’ONG Human Rights Watch, Ida Sawyer, pointe pour sa part Politico, a rencontré le président congolais.  L’échange a tourné « essentiellement » sur les questions des droits de l’homme, explique le média. Politico mentionne en plus cette phrase de la chercheuse : « Je suis encouragée par son engagement à faire des changements réels. »

Des promesses présidentielles, et « le peuple d’abord »

Mais, les promesses du chef de l’Etat pourraient avoir commencé à le déborder, estime Le Potentiel. Pour ce journal, en vue de tenir son slogan « Le peuple d’abord », Félix Tshisekedi « enchaîne des promesses » pour plus de sens. « Ces dernières semaines, le président de la République a fait plusieurs promesses essentiellement d’ordre social  et économique », note Le Potentiel.

Le média cite la gratuité de l’enseignement de base, la création d’un fonds pour les jeunes entrepreneurs, ou encore, la mise en œuvre de l’agence de régulation du secteur énergétique en vue de booster les investissements. Et Le Potentiel de conclure : « Le chef de l’Etat commence à donner du sens au slogan « le peuple d’abord ». »

Oly Ilunga en garde à vue à Kinshasa

Une autre affaire a attiré l’attention de plusieurs médias, en pleine controverse de 15 millions de dollars du Trésor perdus. C’est l’interpellation suivie du placement en garde à vue de l’ancien ministre de la Santé, le samedi 14 septembre 2019.

L’ancien ministre tentait de se rendre à Brazzaville au Congo voisin, explique Radio Okapi, lorsque la police l’a interpellé. Le porte-parole de la police indique que l’on a constaté qu’Oly Ilunga avait disparu de la circulation. Finalement la police l’a retrouvé dans un appartement à Kinshasa, puis l’a mis en garde à vue en attendant de le présenter chez le procureur près la Cour de cassation.

« Il y a de cela moins d’un mois que l’ex ministre de la Santé Oly Ilunga avait été interpellé par la coordination nationale de la police judiciaire nationale congolaise, pour des faits infractionnels portant mégestion des fonds alloués à la riposte de la maladie à virus Ebola. Après avoir été verbalisé, les enquêteurs avaient estimé que sa fuite n’était pas à craindre », rappelle le communiqué de la police nationale congolaise cité par Radio Okapi.

Les fonds sur Ebola avaient été dûment justifiés, selon Oly Ilunga

L’ancien ministre de la Santé a été auditionné sur la gestion d’une somme d’environ 4 millions de dollars américains destinés à la lutte contre Ebola, écrit pour sa part Actualite.cd. « Cet argent ne venait pas des partenaires extérieurs mais du Trésor public. Selon la défense de Dr. Oly Ilunga, poursuit le média, l’ancien ministre n’a géré que la moitié de cette somme et l’autre moitié aurait été décaissée alors qu’il n’était plus en fonction ».

« Poursuivi pour détournement, Oly Ilunga clame son innocence », titre Cas-Info. Le média explique que, dimanche, l’ancien ministre a passé sa première nuit en garde à vue. Sa défense assure toutefois qu’au moment où son client quittait le ministère de la Santé, « l’entièreté des 2,4 millions de dollars américains » avaient été « dûment justifiés auprès de l’Inspection générale des finances » qui auditait la gestion.

 

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