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Félix Tshisekedi, le Phénix ou le Sphinx bis de l’UDPS ?

Un succès. La mobilisation pour le meeting test de Félix Tshisekedi, le nouveau chef de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le 24 avril à Kinshasa. Capitale – comme partout d’ailleurs en RDC – où depuis 2016, les manifestations publiques ont été interdites pour l’opposition. Mais à travers cette manifestation, l’UDPS principal parti de l’opposition, ne serait pas le seul à en tirer profit.

Pour résumer le meeting, Jeune Afrique écrit sur son site : « Retour des « exilés » politiques, poste de Premier ministre, obsèques d’Étienne Tshisekedi… pour la première réunion publique autorisée par les autorités depuis septembre 2016 en République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, le leader du parti d’opposition UDPS, s’est montré offensif… » Le média prend soin de souligner ces mots de l’opposant : « Cette autorisation n’est pas un cadeau, c’est une conséquence de notre lutte. »

Un « pari gagné pour Félix Tshisekedi ! », s’exclame La Prospérité en parlant du meeting de l’UDPS. « Il faut le dire, écrit le média. Pour une première sortie médiatique et de masse après son couronnement à la tête de l’UDPS, Félix Tshisekedi, fils du lider maximo, a rassuré. »

Le retour du Sphinx

« Redouté, scruté », le rendez-vous était pris à Ndjili, un quartier populaire de Kinshasa, avec pour Félix Tshisekedi, l’engagement à gérer ses hommes, explique Politico. Ce mardi 24 avril était alors « le jour du jugement dernier » pour le nouveau chef de l’UDPS, s’amuse le média. Et d’ajouter : « ‘’Félix », le Phoenix qui fait renaître le Sphinx de ses cendres… ».

Cas-Info, pour sa part, titre : « Le Sphinx est mort, vive le Phénix ? » Le média voit dans la foule venue écouter le fils du Sphinx, une réponse aux inquiétudes sur le sort réservé à nombre de partis qui s’éteignent après la mort de leurs fondateurs. « L’UDPS rallume la flamme de la lutte », renchérit Cas-Info.

Sur son blog hébergé par Médiapart, Freddy Mulungo énumère, pour sa part, cinq péchés qu’il a détectés dans le discours de Félix à Ndjili. Avoir négocié le droit constitutionnel de manifester publiquement, « pas fédérateur du tout ! », avoir félicité la police pour un « bon comportement », pour ne citer que ceux-là.

Félix Tshisekedi et les félicitations du pouvoir

« En dépit de la présence d’une nombreuse foule, évaluée à plusieurs dizaines de milliers de personnes, et d’un fort déploiement des éléments de la police, aucun incident majeur n’a été enregistré ni au lieu de la manifestation, ni sur le parcours qu’a emprunté l’escorte du nouveau président national de l’UDPS… », note comme fait marquant, Le Phare. D’où cette interrogation, et « si Kimbuta [gouverneur de Kinshasa] n’interdisait pas » les manifestations publiques ?

Deux jours après ce meeting, la majorité du président Kabila a salué le « comportement » de l’UDPS, le principal parti de l’opposition congolaise, écrit Jeune Afrique. L’hebdomadaire se demande s’il n’y aurait pas là préfiguration d’un rapprochement ou un d’un amadouement du pouvoir. Mais Félix Tshsiekedi a publiquement écarté l’option, qui circule sur Internet notamment, de le voir nommé Premier ministre en vue d’apaiser le climat politique.

Pour La Libre, l’autorisation de ce meeting aux allures de décrispation du climat politique vise autre chose : « Cette mesure était destinée à faire bonne figure devant les pays de la SADC (Communauté d’Afrique australe, dont la RDC est membre) dont la ‘’double troïka » se réunissait à Luanda le même jour pour examiner les crises au Lesotho et en RDC. »

 


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