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L’heure de vérité a sonné entre Tshisekedi, Kabila et Fayulu

Le président Tshisekedi doit nommer un Premier ministre, un mois après son installation en tant que chef de l’Etat. Mais aura-t-il les mains libres face à la coalition de Joseph Kabila qui, forte de sa majorité au Parlement, entend rester influente ? Et que devient l’autre coalition rivale au nouveau chef de l’Etat, Lamuka, qui a supporté Fayulu à la présidentielle de 2018, alors que ses membres se rapprochent de Tshisekedi ? Voici la revue des médias congolais cette semaine.

« Le FCC [Front commun pour le Congo] consacre la naissance de sa majorité parlementaire ! » devant Joseph Kabila, titre La Prospérité. Le quotidien kinois parle de plus de 362 députés membres de la coalition. Fort de cette majorité, le FCC annonce dans un communiqué que le Premier ministre viendra de ses rangs. Aussi, à la réunion tenue dans la ferme de Joseph Kabila, les membres des partis et plateformes politiques ont réitéré « leur foi ainsi que leur fidélité à la vision de Kabila, autorité morale et président de la République honoraire,  pour un Congo émergent ».  On peut lire aussi dans La Prospérité que le FCC devient une « plateforme politique de gouvernement ».

Tshisekedi aura-t-il les mains libres ?

Alors que la mise en place d’une nouvelle équipe gouvernementale semble « imminente », constate Le Phare, un autre quotidien de Kinshasa, Félix Tshisekedi doit agir de manière à respecter la volonté de changement exprimée par le peuple congolais qui l’a élu contre l’actuelle puissance parlementaire du FCC, sans la frustrer. Autrement dit, dire « non aux ministres aux mains sales ! » de l’ancien régime, et se choisir des « hommes nouveaux » et de « nouvelles femmes ».

C’est aussi une responsabilité qui incombe au chef du FCC, Joseph Kabila, commente Le Phare, de s’appuyer « sur de nouvelles têtes, sans taches », au risque de connaitre un « suicide collectif ».

Le FCC se précipite sur la primature

Alors que la situation post-électorale reste « préoccupante », constate La Tempête des tropiques à Kinshasa, « Le FCC pousse Joseph Kabila à la faute ». Le journal juge « précipitée », en effet, la transformation du FCC en regroupement politique, au lieu de demeurer une plate-forme électorale qu’elle a été jusqu’à la semaine dernière.

De cette manière, ils espèrent, analyse le média, « empêcher Félix Tshisekedi de nommer un informateur en vue de dégager une majorité parlementaire pour ainsi nommer un Premier ministre comme l’exige la Constitution », ajoute le média. La Tempête en conclut que « les sociétaires du FCC veulent tout simplement pousser Joseph Kabila à la faute, en cherchant à faire violer la Loi fondamentale », d’autant plus qu’il n’existe pas, selon le média, de base juridique à cette coalition qui exige désormais que d’elle vienne le Premier ministre.

Lamuka lâche-t-elle Fayulu ?

Les médias s’intéressent aussi aux changements en cours au sein de l’autre coalition électorale, Lamuka, qui a porté Martin Fayulu arrivé deuxième à la présidentielle et qui continue à contester les résultats.

« Après Kyungu, Lutundula crève l’abcès », titre La Prospérité qui annonce « Katumbi sur le point de claquer ! » la porte de Lamuka. Le journal kinois explique qu’il n’y a pas de coalition électorale après les élections. Par ailleurs, poursuit le média citant Christophe Lutundula membre de cette coalition, « si Lamuka veut se muer en plateforme politique pour un combat permanent, il lui  faudrait, dans ce cas-là,  un nouvel accord ».

Quant à rejoindre Félix Tshisekedi au pouvoir, Lutundula répond : « Pourquoi pas ? » Avant de préciser que cela dépendra des signaux que le nouveau président « enverra vers toutes les forces politiques et sociales de la République ». Y compris à Moïse Katumbi qui, selon Lutundula, « ne peut se lancer dans des déclarations sans prendre le temps d’intérioriser cette nouvelle donne et de réfléchir ».

Fayulu pourrait se retrouver seul

Et Geopolis de conclure : « Christophe Lutundula lève l’équivoque » sur la coalition Lamuka. Géopolis compte alors Gabriel Kyungu, un autre ténor de cette coalition, qui lui aussi s’est prononcé « en défaveur de Lamuka », redouatnt ainsi sa disparition, même « si Martin Fayulu, candidat malheureux à la présidentielle du 30 décembre 2018, continue d’exiger  ‘’la vérité des urnes’’ ».

Oui, « Martin Fayulu risque de se retrouver seul ! » à ce rythme, s’exclame pour sa part La Tempête. Il pourrait même « être dépourvu de moyens de ses actions et obligé de cesser de poursuivre le vent », ajoute le média.

 

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Les commentaires récents (5)

  1. Au nom du peuple congolais,que représente nôtre président, Félix tshisekey il doit en’ être fière de ce titre,
    Nous demande à Monsieur ,son excellence,président Félix tshisequedi de ne plus jamais se laisse guide par n’importe qui,
    Le staff de fcc son aussi de pprd,
    Ces gens la son de biface, ils sont rendus a kabila un mauvais service, or kabila avais des meilleurs idées pour les congolais,
    Ils sont même trahir le dauphin du président, en faisant une mauvese campagne pour lui,
    Il ne faut jamais s’apuis sur leurs connaissance,
    Nous vous demandons aussi de ne pas oublie aucun bien fait de katumbi,
    Nous vous demandon encore si il sera possible tous exil politique doivent rentré dans leur pays le pays de leurs pères car ils ont quitte pour de bonne raison juste parce-qu ils n’ont pas voulut participé a la trahison.
    Fait de Moïse katumbi première ministre est votre couvernement sera solide

  2. Commentaire *k’il entend la prochaine élection en 2023. parce-que Félix est déjà président de la république pour 5ans. d’après muanza Noël

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