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Inquiétudes récurrentes autour de la présidentielle

La zone de turbulences est-elle en train de s’élargir en RDC à l’approche de l’élection présidentielle ? Les médias congolais rapportent cette semaine de nouvelles inquiétudes et même la rupture entre certains acteurs politiques. Pourtant, l’ONU a appelé il y a quelques jours les Congolais à se mettre d’accord au tour du processus électoral.

« L’opposition et Nangaa au bord de la rupture », titre Le Phare, un quotidien de Kinshasa. Le 10 octobre, ils avaient rendez-vous, les candidats à la présidentielle et le président de la Céni. Mais la rencontre s’est terminée en queue de poisson. Les candidats de l’opposition, écrit le journal, « ont martelé que faute de consensus autour des questions majeures qui empoisonnent le processus électoral, notamment le non usage de la machine à voter et la radiation de 10 millions d’électeurs sans empreintes digitales, ils vont recourir incessamment aux actions de rue pour se faire entendre ».

Cette réunion a tout de même permis de réunir les candidats et leurs experts techniques pour parler de la machine à voter, explique Géopolis. Mais souhaitée essentiellement technique, « la réunion a largement abordé les problèmes juridiques » de l’utilisation de la machine à voter, et de la radiation demandée des électeurs sans empreintes digitales. Le magazine kinois note à propos « qu’aucun candidat n’a pu relever et démontrer au travers de différentes dispositions légales, les mesures d’application de différentes décisions de la Céni et la possibilité de rayer de la liste provisoire des électeurs ceux n’ayant pas d’empreintes digitales lisibles ».

L’opposition aboie, la Céni passe

Au Nord-Kivu où il est arrivé le 11 octobre, le vice-président de la Céni, Norbert Basengezi a rencontré des acteurs politiques. « Ce qui ne signifie pas pour autant que la Céni est ouverte au dialogue », commente Congo Libéré. Puisque Basengezi vantant la machine à voter, « dans un discours devenu presque répétitif […] à chaque déplacement », et « dans un discours frisant parfois l’arrogance, écrit le média, [Basengezi] a recommandé aux acteurs politiques de se concentrer sur les élections ». Car elles auront bel et bien lieu, a-t-il précisé. D’où son titre on ne peut plus taquin : « La Céni décidée à aller aux élections même sans consensus » !

« Scrutins à haut risque », prévient pour sa part Le Potentiel. Considérant qu’il « subsiste de graves malentendus » entre la Céni et l’opposition politique, le Congo perd la garantie « des scrutins sereins où tous les protagonistes auront les mêmes chances de concourir ».

Kin-Kiey et Matata Ponyo vs Shadary

Même le pouvoir, qui jusqu’ici a semblé faire bloc, s’en trouve secoué. C’est une rencontre entre l’ancien Premier ministre Matata Ponyo et son ancien ministre Kin-Kiey Mulumba, candidat à la présidentielle, qui « embrase le pouvoir », écrit Politico. Cette candidature de Kin-Kiey passe pour un acte de rébellion contre le Front commun pour le Congo (FCC), coalition électorale de Joseph Kabila élargie à d’anciens opposants politiques.

Longtemps donné pour dauphin de Kabila, explique Politico, « Matata n’aurait visiblement pas avalé la pilule » après la désignation de Shadary à sa place. La rencontre la semaine dernière entre Kin-Kiey et Matata Ponyo peut alors être interprétée comme un début de « guerre » interne contre la candidature de Shadary… Matata Ponyo ayant promis son soutien à Kin-Kiey, indique Politico.

 


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