Guerre FARDC attaque contre les groupes armées à l'est de la RDCongo, Credit : HabariRDC
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Massacrer à Beni pour décourager la traque des groupes armés ?

Dans le Nord-Kivu, notamment à Beni, les massacres se poursuivent contre les civils. Les opérations de l’armée ont réveillé les groupes armés qu’elle traque.

Ce samedi matin, écrit Cas-info, au moins 13 corps ont été retrouvés et identifiés alors que des recherches se poursuivent. « Ce nouveau carnage porte à 127, le nombre de civils tués par de présumés ADF depuis le 30 octobre 2019. »

Décomptes macabres

Ce média indique que cette attaque a eu lieu au moment où à Oicha, plus proche de Beni, la population enterrait 27 personnes tuées deux jours plus tôt.

Loin d’être découragée par ces tueries vengeresses, l’armée poursuit sa traque. Le 29 novembre, indique pour sa part Actualite.cd, elle a neutralisé, c’est-à-dire tué, un commandant ADF à Mapobu, dans le territoire de Beni toujours.

Le porte-parole de l’armée, le général Richard Kasongo, indique Acrualite.cd, a déclaré que la mort de ce chef rebelle est une « preuve que les FARDC sont capables de mettre fin » à l’ADF dans les « prochains jours ».

Des civils cibles des tueries

Ces tueries qui ciblent les civils, dans le territoire de Beni, durent depuis octobre 2014, rappelle pour sa part Le Potentiel. Lors d’une visite du président Félix Tshisekedi, celui-ci avait pris l’engagement ferme de mettre fin à la violence, même si cela devrait lui coûter la vie, rappelle le journal kinois. Depuis une semaine, le chef de l’État a dépêché le chef d’Etat-major des armées à Beni, ainsi que des membres du gouvernement, dans le but de gérer la crise. « Une équation à plusieurs inconnues », écrit Le Potentiel.

L’axe du mal : Butembo, Goma, Ituri

Puisque,« sur l’axe de la mort », Butembo, Goma, Ituri, désespoir et méfiance se coalisent au sein des populations. Le Potentiel note également que l’armée y tente, presque sans succès, un retour de la paix depuis plusieurs années. Au même moment, la population soupçonne la Mission de l’ONU, Monusco, de complicité avec l’ennemi.

Vendredi 29 novembre, le président Félix Tshisekedi a présidé son plus long conseil des ministres, rapporte Politico, sur les tueries de Beni notamment. Il s’est réjoui « du fait que nos forces armées ont réussi à déloger l’ennemi de ses campements, même s’il cherche à se réorganiser pour s’infiltrer dans des villes afin de commettre d’autres forfaits », rapporte Politico.

 

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