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Paludisme et corruption, deux pandémies face au « docteur » Félix Tshisekedi

Le paludisme tue, beaucoup en RDC. La pandémie ne mobilise pourtant pas assez de monde. Pareil pour l’autre fléau que le président Félix Tshisekedi promet de combattre : la corruption. Le nouveau président pense qu’il faudra des mesures dissuasives. Y arrivera-t-il ? Voici ce qu’en ont dit les médias la semaine dernière.

Dans la lutte contre le paludisme, écrit Le Phare, l’approche communautaire est incontournable. Le média explique que la maladie « sévit dans notre pays [RDC] à l’état endémique ».

La communauté pour lutter contre le paludisme

Le paludisme, en effet, est l’une des causes majeures de la morbidité et de la mortalité des enfants et des adultes à travers le pays. « C’est ce qui justifie la recherche d’une approche de lutte plus efficace avec la distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticides à longue durée d’action », écrit Le Phare, lançant l’invitation à l’implication de toute la communauté nationale.

L’approche communautaire de cette lutte consiste, explique La Tempête des tropiques, « à confier la distribution des moustiquaires aux membres de la communauté (rues, quartiers, villages,…) à travers les cellules d’animation [cela] diffère de l’approche traditionnelle par laquelle la distribution est assurée par les structures de santé (zones de santé, aires de santé…) ».

Cette même semaine, un chercheur congolais s’est réfugié en France, s’estimant inquiété pour ses travaux. D’après Le Monde, médecin et chercheur, docteur Jérôme Munyangi, 35 ans, avait défendu les bienfaits de la plante artemisia prise en tisane dans un documentaire diffusé en janvier sur la chaîne France 24 sous le titre : Malaria business. Les laboratoires contre la médecine naturelle ?

Dans le documentaire Malaria business, écrit Le Monde, le chercheur affirme qu’une « étude sur 1 000 patients avait prouvé que les tisanes d’artemisia étaient plus efficaces que les médicaments conventionnels contre le paludisme, les ACT (combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine), recommandés par l’OMS ». Depuis, il fait face à des ennuis avec des laboratoires pharmaceutiques qui seraient menacés par les recherches du jeune médecin.

Corruption : « docteur » Félix Tshisekedi veut sévir

Une autre pandémie, c’est sans doute la corruption qu’insinue cette histoire d’artemisia. Mais cette fois, c’est à une échelle tellement grande que la RDC se trouve toute concernée. « Lutte contre la corruption : le chef de l’Etat décidé à fouiller les paradis fiscaux », titre Le Phare. A l’occasion de la célébration de la journée africaine de lutte contre la corruption, écrit le média, « Félix Antoine Tshisekedi a pris l’engagement de signer incessamment la ratification de cet instrument juridique ». C’est en vue, commente Le Phare, « d’avoir les coudées franches dans sa traque des “kuluna’’ en cravate, qui se croient jusque-là intouchables. »

« Félix Tshisekedi déterminé à sévir [contre] les corrupteurs et les corrompus », pointe pour sa part Le Potentiel. A cette célébration, le président a renouvelé son « indéfectible engagement à lutter, avec hargne et sans relâche, contre la corruption et les actes infractionnels qui lui sont voisins, en l’occurrence la concussion, le détournement des deniers publics, le favoritisme, le clientélisme ».

 

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