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Au PPRD tout chemin mène à Joseph Kabila

Kabila est là ! Cette semaine, la presse est largement revenue sur le « retour » annoncé de l’ancien chef de l’Etat sur la scène politique nationale. Son parti le PPRD a désormais les yeux fixés sur 2023, année électorale. En attendant, quelles responsabilités pour l’opposition et le pouvoir ?

« Annoncé à la tête du PPRD, Kabila signe un retour en force dans l’arène politique ! », s’exclame La Prospérité. S’il « trône » à la tête de son parti, le PPRD, Joseph Kabila « plante là un nouveau paysage [politique], en               ratissant large » pour l’échéance électorale de 2023.

Ce retour de Kabila, c’est le secrétaire permanent du PPRD, Emmanuel Ramazani Shadary qui l’a annoncé à Lubumbashi au cours du récent congrès du parti, explique La Prospérité. Le PPRD a réuni ses ténors pour repenser sa structuration. Mais également, explique le média kinois, en vue de « proposer des stratégies efficaces ainsi que des perspectives nouvelles, innovantes et fécondes pour une action politique de plus grande performance ».

A Lubumbashi, titre pour sa part le magazine Géopolis : « Le PPRD se dote d’une nouvelle feuille de route. » Une évaluation, des recommandations, une vision de ce que sera le futur. « Le PPRD fait une introspection et se remet en ordre de marche pour des enjeux actuels et futurs », résume le magazine.

Le début de la fin de la coalition FCC-CACH ?

Au même moment, d’autres médias s’interrogent finalement sur l’avenir de la coalition entre les camps de l’ancien président, qui garde la majorité parlementaire, et le camp de son successeur qui a gagné la présidentielle.

« La coalition chancèle ! », constate La Tempête des tropiques. A l’ouverture des assises de Lubumbashi, la semaine dernière indique le média, Emmanuel Ramazani Shadary n’a pas manqué de lancer des flèches contre l’allié gouvernemental du FCC dont il est pourtant membre. Parlant de la présidence de la République, il a fustigé « un régime qui décrète officiellement l’impunité ».

Il a aussi parlé de « parti-milice » que n’est pas son PPRD. Des critiques qui ne sont pas passées inaperçues auprès de l’UDPS, l’actuel parti présidentiel. Elle a même projeté un meeting, le samedi, au cours duquel elle répondrait normalement au PPRD. « Loin d’être faites au hasard, commente La Tempête des tropiques, ces déclarations témoignent du climat malsain qui règne présentement au sein de la coalition actuellement au pouvoir en RD Congo ».

Affaiblir « la machine FCC », le devoir de l’opposition

Pour sa part, Le Potentiel parle d’une « coalition apparente face à une opposition faible ». Cette coalition née après les dernières élections en RDC, « risque de capoter avant la tenue des prochaines élections », prévient le journal de Kinshasa. Il explique que certains Congolais voient le Congo renaître de ses cendres, depuis des actions successives du nouveau président Félix Tshisekedi. Mais, ajoute le média, au sein du FCC, on voit mal se réaliser certaines promesses du président.

Et c’est là que Le Potentiel déplore une opposition faible, qui au lieu de bloquer « la machine FCC qui concocte déjà des stratégies pour gagner le scrutin de 2023 », continue de se diviser. Référence à la coalition Lamuka dont les leaders, note le média, « ne s’entendent plus sur la question liée à la désignation du porte-parole de l’opposition. Chaque leader privilégie ses propres intérêts ».

 

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